Le ministre de la Justice a indiqué, au congrès onusien sur le crime organisé et la justice pénale, que l’Algérie est «profondément inquiète de la montée préoccupante de la cybercriminalité» et qu’elle «se félicite de la création du Comité spécial chargé d’élaborer une convention internationale globale sur la lutte contre l’utilisation des technologies de l’information et des communications (TIC) à des fins criminelles, en vertu de la résolution de l’Assemblée générale de l’ONU 74/247». Belkacem Zeghmati n’a pas manqué d’avoir, dans son intervention sur la lutte contre le crime organisé et transfrontalier, une petite phrase sur le voisin marocain. «La proximité géographique de l’Algérie de l’un des plus grands centres de production et d’exportation de cannabis» (…) est une «situation qui engendre trafic illicite de stupéfiants, blanchiment d’argent et corruption». Les analyses et rapports rendus par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) en témoignent, a-t-il ajouté. «La situation particulière que connaît l’Algérie du fait de sa position géographique et de l’impact des situations sécuritaire, politique et économique dans son entourage, autant de facteurs qui forment un terreau fertile pour la prolifération du trafic des migrants et des demandes de rançons», a-t-il indiqué.