Ce sera les 25 et 26 du mois en cours que le Front des forces socialistes (FFS) traitera de la présidentielle, lors de la tenue d’une session de son conseil national. Même si aucun doute ne subsiste sur la position du vieux parti de l’opposition quant à cette échéance, «le traitement de la situation politique du pays», comme thème majeur de la rencontre des membres du conseil national du FFS, sa position quant à la présidentielle ne peuvent être que la suite du constat fait par le parti de la vie politique nationale. A ce constat, qui en dit long sur la position du parti, les déclarations faites par ses responsables laissent entendre que cet événement «ne constitue pas une priorité» pour le parti, et viendront confirmer un probable boycott du scrutin. Il faut rappeler, également, que le parti fondé par le défunt Hocine Aït Ahmed, en septembre 1963, s’est engouffré depuis quelque temps, notamment depuis le décès de son chef charismatique, dans une crise organique qui n’en finit pas. La décantation interne attendue par les militants de base tarde à venir et certaines voix tentent de convaincre les responsables du parti de saisir l’opportunité de la présidentielle pour réinvestir le terrain. « La présidentielle peut être une occasion pour le parti de reprendre langue avec sa base », a estimé un membre du conseil national du FFS sous le sceau de l’anonymat. Pour ce militant, le parti a besoin « de mobiliser tous ses militants pour réinstaurer la culture de confiance entre ses structures et sa base». «Une confiance, a-t-il dit, perdue depuis les démissions et les renvois en cascades de plusieurs militants ». Il faut noter que le FFS tiendra la session de son conseil national une semaine après la convocation du corps électoral par le chef de l’Etat en prévision de la présidentielle fixée au jeudi 18 avril 2019.