Jamais sans doute, le moral des chefs d’entreprise en Algérie n’aura été aussi bas qu’il l’a été ces derniers mois.
A l’instar de ce qui se produit dans l’ensemble des pays de la planète, l’économie nationale compte les pertes et les manques à gagner nés des mesures sanitaires anti Covid-19. Les bilans sont très lourds et n’ont d’égale pesanteur que cette atmosphère d’angoisse et d’intense stress qui se sont emparés de chaque individu dans le monde face à un virus qui refuse opiniâtrement à lâcher prise et, pire, est revenu à la charge pour relancer le scénario pessimiste d’une seconde vague.
Pendant ce temps, le déconfinement graduel poursuit son chemin dans notre pays. Retour à la vie normale oblige, la rentrée sociale qui arrive dans quelques petites semaines est en train de fixer l’échéance d’un déconfinement total qui, visiblement, ne tardera pas à s’accomplir.
Un rendez-vous qui impose d’ores et déjà une réplique en conséquence. De la part des pouvoirs publics, mais aussi de tous les acteurs concernés. Ces derniers sont appelés à s’impliquer plus que jamais auparavant dans cette étape où il s’agit de trouver la voie vers des jours de rentrée moins pénibles que les journées qui ont marqué le quotidien des Algériens depuis l’arrivée du virus.
En attendant des jours meilleurs, loin de l’impact du coronavirus, les opérateurs économiques se trouvent incontestablement en première ligne pour concrétiser cet objectif. Ces derniers ont été, certes, frappés de plein fouet par la crise sanitaire qui a mis à genoux de nombreuses entreprises et engendré une érosion sans précédent au sein du marché de l’emploi. Cependant, l’occasion leur est présentée de démontrer qu’en dépit de tout ce qu’ils ont cumulé en matière de déconvenues, ils demeurent disponibles au service d’une économie qui doit se relancer tout en se relevant de l’impact du coronavirus.
Une disponibilité qui mériterait d’être peut-être affichée en avant plan lors de la tripartite d’aujourd’hui et demain.