A quelques jours de la tenue de la 11e session extraordinaire de l’Union africaine, prévue samedi et dimanche prochains à Addis-Abeba, l’institution panafricaine a, pour la énième fois, exprimé son souhait de voir le traitement du dossier sahraoui prendre une direction dans le respect du droit international.

Ce souhait a été exprimé de nouveau par le président de l’UA, Moussa Faki, lors d’une entrevue avec le représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de l’instance africaine, Mohamed Arrouchi. Ce dernier a fait part à M. Faki de la volonté de son pays de relancer les relations diplomatiques avec l’Algérie et ce, en rappelant le message prononcé, le 6 novembre courant, par le roi Mohammed VI à l’occasion de la célébration du 43e anniversaire de la célébration de la Marche verte. Une marche qui avait conduit à la colonisation du Sahara occidental et à sa partition avec la Mauritanie.
M. Arrouchi a informé le président de la commission de l’UA de la proposition qu’a fait Mohammed VI, roi du Maroc, à l’Algérie et de sa « volonté » de mettre en place un « mécanisme de dialogue politique direct avec l’Algérie », indique un communiqué de l’institution panafricaine. Un appel visant, selon l’ambassadeur marocain, à «réaliser une victoire collective en tant qu’Algériens et Marocains sur tous les obstacles qui entravent le droit des deux peuples à la croissance, la complémentarité et la coopération et le droit de jouir d’un espace de sécurité, d’innovation et de contribution positive commune».
L’UA, comme l’ONU, l’Union européenne et la France, a salué, via M. Faki, « la volonté exprimée par le roi du Maroc et réaffirmé le soutien de l’Union Africaine à toute initiative de nature à favoriser la relance de la coopération régionale », a indiqué la même source.
Mais, « la nécessité du règlement rapide du conflit du Sahara occidental », a été signalée par M. Faki à l’ambassadeur marocain et ce, en prévision des négociations entre le Maroc et le Front Polisario, dans quelques semaines à Genève, avec l’Algérie et la Mauritanie comme pays observateurs. Le même président a, à l’occasion, réaffirmé le soutien de l’UA aux efforts conduits par les Nations unies en vue de trouver une « solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ».
En juillet dernier, l’Union Africaine avait procédé à la mise en place d’un mécanisme africain pour apporter un « appui efficace » au processus conduit par l’ONU, basé sur les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, et, partant parvenir à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental.
Les résolutions onusiennes, pour rappel, ont de façon constante, demandé aux parties concernées de reprendre les négociations sous les auspices du secrétaire général de l’ONU, « sans conditions préalables et de bonne foi en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies ».