Une rencontre régionale d’anciens élus du FLN de six wilayas de l’Est, Tébessa, Souk-Ahras, Guelma, Skikda, El Tarf et Annaba, s’est tenue hier au Palais de la culture dans cette dernière ville. Il y avait hier plus de 400 élus venus participer à ce rassemblement, le premier du genre puisque regroupant d’anciens et actuels élus, députés, sénateurs élus des APC et APW

de la région avec pour objectif premier la création d’une association nationale baptisée Club national des élus. Une première rencontre avait eu lieu à Alger le 6 octobre passé, la seconde se tient aujourd’hui à Annaba, une autre sera organisée à Laghouat et la dernière le sera à Oran pour, à la fin, constituer cette association qui activera au niveau national. Cette association est un espace de communication et un échange d’expériences des aînés avec les nouveaux élus de sorte qu’ils puissent profiter des expériences des premiers dans la gestion, puisque les anciens ont participé bien avant eux à tous les projets de développement lancés et ainsi mener les missions dont ils ont la charge dans de meilleures conditions avec un capital expérience hérité des anciens. La rencontre, animée par des poids lourds du vieux parti, tels Bedda Mahjoub, ancien ministre chargé des Relations avec le Parlement, ou encore Rachid Heraoubia, Amar Tou, Nouari Kara Mohamed Seghir, était essentiellement axée sur l’ordre du jour « la future constitution de cette association nationale ». Les slogans inscrits sur les banderoles accrochées de part et d’autre de la salle en disent plus puisque l’on y parle d’une appréciation des efforts déployés par le Président de la République pour le développement du pays et le programme réalisé. Les débats ouverts ont tous versé dans le même sens avec, à chaque fois, un rappel des actions du président qui pour les participants est l’homme qu’il faut pour le pays. Sur un autre plan et en aparté, nous avons pu glaner quelques informations sur « la démission » de Djamel Ould Abbès, « celle-ci , nous a déclaré un ex-député de Sétif, s’est imposée du fait que celui-ci n’a pas respecté les statuts et le règlement intérieur du parti en ne tenant pas de session du comité central où l’on devait débattre du rapport moral et financier, au changement opéré dans le bureau politique et la nomination de nouveaux membres, l’actuel bureau est illégitime. «Ce n’est pas l’homme de la situation et ce n’est pas celui qui peut mener campagne pour les prochaines échéances électorales dont la plus importante, en l’occurrence, est la présidentielle. Nous allions droit dans le mur et cette démission est pour nous militants et anciens élus le salut du FLN qui en a subi les déclarations fantaisistes et la plupart du temps pernicieuses et improductives pour le Parti ».n