La journée mondiale de la santé célébrée ce mercredi 07 avril est l’occasion de faire un bilan de tout ce qui a été fait, et non fait, depuis un peu plus d’une année, soit depuis le début de la pandémie. Un récapitulatif qui devrait concerner tout le monde, quel que soit sa nationalité, son statut, ses besoins et ses aptitudes.
Cette journée consacrée à la santé ne peut plus concerner uniquement les professionnels du secteur. La Covid-19 est passée par là et rien ne peut être perçu comme avant.
D’où l’importance de profiter de ce 7 avril sur plusieurs plans. Sur le plan local, il est indéniable que l’Algérie d’avant la pandémie n’est pas la même que celle d’aujourd’hui. L’une des premières leçons à retenir, c’est que ce qui touche aux professionnels de la santé touche chaque Algérien. Tout le monde est embarqué dans le même bateau et l’avenir est soit commun soit inexistant.
C’est pourquoi il faut suivre attentivement la journée de grève annoncée la semaine passée, pour ce mercredi, par plusieurs syndicats de la santé. La déclaration commune du Snechu (Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires), du SNPSP (Syndicat national des praticiens de santé publique) et du SAP (Syndicat algérien des paramédicaux) avait énuméré leurs principales revendications. Parmi ces dernières il y a le non-versement de la prime Covid depuis (comme indiqué dans le communiqué) septembre dernier. Une situation qui remet en cause une promesse présidentielle donnée le 31 mars 2020 lorsque le Chef de l’Etat avait annoncé l’octroi d’une prime exceptionnelle au profit des personnels des établissements publics relevant du secteur de la santé, mobilisés dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus.
Suivre cette «affaire» c’est faire attention à ce qui touche monsieur tout le monde. Il ne faut pas oublier que la pandémie sévit toujours. L’émergence des différents variants du Covid-19 démontre que les risques sont encore plus grands, à court, moyen et peut-être long terme. Devant le virus, en plus des mesures de prévention générales, la quasi-majorité des Algériens n’ont pas, et n’auront pas, d’autres recours que les médecins locaux. Le bien-être de ces derniers est celui de tous.