Faire de la capitale une destination par excellence des touristes et du tourisme en lui donnant tous les moyens en infrastructures permettant sa redynamisation, constitue l’une des préoccupations majeures du département du tourisme. Ainsi, huit nouveaux établissements hôteliers d’une capacité de 3 000 lits devraient entrer en service dans la wilaya d’Alger durant la saison estivale en cours.

L’annonce a été faite par un responsable au sein du département du tourisme et de l’artisanat, Noureddine Mansour, qui a précisé que ces structures hôtelières, implantées à travers les communes de Hydra, Ben Aknoun, Draria, les Eucalyptus et de Dar El Beïda, permettront, dès leur entrée en service, de fournir 3 000 lits, portant ainsi la capacité d’accueil dans la wilaya d’Alger à près de 26 000 lits.
Ainsi, avec l’ouverture de ces nouveaux hôtels dans la capitale, la wilaya d’Alger comptera désormais près de 190 établissements hôteliers. Selon le même responsable, les capacités d’accueil de des structures hôtelières augmenteront «durant les trois années à venir à près de 30 000 lits, si les délais de réalisation sont respectés». Il a précisé, à ce propos, que les services de la direction du tourisme de la wilaya d’Alger effectuaient des visites d’inspection pour évaluer le taux d’avancement des travaux. Pas moins de 150 projets sont enregistrés dans la wilaya d’Alger, dont 82 lancés effectivement avec des taux d’avancement des travaux appréciables. Le responsable dira que ces projets «fourniront 16 507 lits et 9 448 postes de travail», soulignant que «la majorité entrera en service fin 2018 et les autres fin 2019».
Il a rappelé que les travaux de réhabilitation et de réfection des établissements hôteliers publics de Sidi Fredj et Zéralda seront achevés vers fin 2018, début 2019 au plus tard. Les travaux de rénovation du centre de thalassothérapie sont prévus fin août prochain, a-t-il ajouté. En ce qui concerne les hôtels Essafir et Albert Ier, les travaux ont accusé un retard en raison de «problèmes techniques», a expliqué le responsable.

Du déficit au surplus…
Il faut dire que les chiffres fournis par les services du département du tourisme témoignent de la vitalité de l’investissement en matière de tourisme. Ce qui est une bonne nouvelle, alors qu’il y a peu de temps le manque d’infrastructures touristiques était souvent évoqué comme un frein au développement du tourisme en Algérie.
Cependant, la capitale a-t-elle besoin de tous ces hôtels et, surtout, à quoi servira ce grand nombre dans un espace aussi réduit qu’Alger ? Dans un pays, où la question du taux de remplissage est posée depuis très longtemps. Selon des experts, nous assisterons à une sous-utilisation des capacités au moment où de nombreuses enseignes ont des difficultés à dépasser un taux de remplissage de 20 %. Selon eux, Alger aurait besoin actuellement d’infrastructures hôtelières modestes, comme des trois étoiles, et surtout qui soient abordables à une clientèle lambda.F. D.