La deuxième étape du 21e Tour d’Algérie cycliste a constitué, hier, un terrain de jeu extraordinaire pour les coureurs. Le tracé de 160 km entre Tlemcen et Sidi Bel Abbès  a offert beaucoup de reliefs entre montagne et mer. Au cours de cette étape, le jeune cycliste, Hamza Yacine a raflé les trois maillots, à savoir jaune, vert et blanc.

La deuxième étape du Tour d’Algérie était un terrain propice aux sprinteurs. Après une première étape qui s’est déroulé à Tamanrasset, les coureurs se sont déplacés vers la wilaya de Tlemcen. En effet, le coup de starter a été donné depuis cette ville pour rallier celle de Sidi Bel-Abbès sur une distance de 160 km où le dépaysement était garanti pour les cyclistes. Ces derniers ont découvert les charmes de l’arrière-pays tlemcénien.
D’ailleurs, ils sont partis à l’assaut des montagnes empruntant les plus belles ascensions de la wilaya de Tlemcen, dans un décor naturel à couper le souffle. Au total, ils étaient plus de 79 coureurs sur le point de départ. On apprend, au cours de cette étape, qu’il y a eu 11 abandons pour diverses raisons. C’est exactement à 11h30 que les cyclistes ont débuté la course. Ils ont pris la Route nationale numéro 22 traversant ainsi la ville de long en large sur une distance de 56 km pour ensuite prendre le chemin de wilaya numéro 10 sur une distance de 7 km. Au cours de ces 63 km, il faut dire que les participants ont eu un décor de plaines de Hennaya, Remchi, 7 Chioukhs, Sidi Chérif ainsi que de Béni Ghanem.

Béni Saf, la brise marine pour se rafraîchir
Déjà, le premier Grand prix de montagne, plus connu sous le nom de GPM, a été installé au 67e kilomètre. C’est ainsi, après ce point que les coureurs ont eu à puiser vraiment dans leurs forces pour faire des assenions dans la région montagneuse de Aïn Témouchent.
Après quelques kilomètres, le décor a changé radicalement, en devenant plus féerique au niveau de la ville de Béni Saf. Les cyclistes y ont découvert une petite jolie ville côtière avec son port de pêche. Une petite commune avec ses nombreux virages, son soleil de plomb et son décor de carte postale où la mer n’est jamais très loin de la montagne Poursuivant leur périple, les coureurs sont passés également par Sidi Benada. Ils ont ainsi, longé les routes de campagne entre la wilaya d’Aïn Témouchent et Bel Abbès. C’est exactement à 16 heures, que les coureurs sont arrivés à la ville de Sidi Bel-Abbès, qui, pour information, recèle un riche patrimoine archéologique et historique.

Une victoire purement algérienne ou presque…
C’est l’Algérien Hamza Yacine du GS Pétrolier qui a remporté cette étape. Il a réussi la passe de trois en endossant les maillots jaune et vert en plus du blanc qu’il a gagné lors de la première étape. Le coureur Julien Amadori, représentant l’équipe l’«écurie française» de Team Project Côte d’Azur, a remporté le maillot à pois du meilleur grimpeur. Donnant le mot de fin, le président de la Fédération algérienne de cyclisme, Mabrouk Kerboua, a indiqué que «le Tour d’Algérie va se professionnaliser encore plus», soulignant que «la promotion de cette course montre bien la volonté du cyclisme algérien d’exister sur le calendrier UCI». In fine, il est utile d’indiquer que la 3e étape du TAC 2018 se tiendra aujourd’hui avec un départ de Mascara et une arrivée prévue à Tiaret sur un tracé de 112 km.