Le premier coup de pédale du Tour d’Algérie de cyclisme a été donné hier à partir de la ville de Tamanrasset, pour une virée d’une semaine. Pour sa première étape, pas moins de 120 km de bitume, répartis sur 15 tours, ont été avalés par les cyclistes. C’est l’Algérien Hamza Abderahmane Medhi, de l’équipe Sovac Natura 4ever, qui a triomphé.

Une fois n’est pas coutume, le Tour d’Algérie de cyclisme ne débutera pas à partir d’Alger. En effet, la grande fête de la petite reine a commencé dans le grand Sud algérien. Ainsi, le tour d’Algérie, qui fait son come-back, l’a fait dans le sud. Dans l’extrême sud même. Les organisateurs de cette édition ont choisi la ville de Tamanrasset pour donner le coup d’envoi de cette 21e édition. Un départ hautement symbolique dans une ville située à 2000 km de la capitale. Sur le point de départ, ils étaient 96 coureurs présents pour la première des sept étapes du tour. Etape favorable aux rouleurs, vue la topographie de la région, les spécialistes du plat ont annoncé la couleur dès les premières bornes. Parmi les pistards, il y avait des Algériens bien sûr qui roulent pour neuf clubs, à savoir l’AS Sûreté nationale, le GS Pétroliers, l’Atlas Blidéen, Sovac/Natura4Ever, le Club d’El-Kantara (Biskra), l’UFC Blida, l’Espérance batnéenne de vélo et une équipe de Sidi Bel Abbès.

Le satisfecit d’Ould Ali
Le top départ a été donné à 10 heures du matin par le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, depuis la grande placette du 1er-Novembre de la ville. Il était accompagné du wali de Tamanrasset ainsi que de responsables locaux.  Se félicitant des conditions d’organisation du tour, le ministre a qualifié le niveau technique de la compétition de «bon», estimant que «le classement final reflète la physionomie de la course».
Il a aussi ajouté que le fait qu’«on a pris le départ de cette ville augure d’un avenir radieux pour la discipline», affirmant que le département qu’il préside «ne ménagera aucun effort pour le développement de la discipline». Le premier responsable du sport en Algérie a dit soutenir «ce pari au regard des conditions de réussite (aussi bien sur le plan humain que matériel). Selon lui, il est important d’organiser des tours de ce genre dans l’Algérie profonde, et c’est là un moyen susceptible de faire connaître (et aimer) la petite reine.

Medhi en jaune et vert
Pour revenir à cette première étape, il faut savoir qu’elle s’est déroulée sous forme d’une boucle autour de la ville sur un total de 120 km de goudron (15 km/8). Un circuit ayant permis aux coureurs de découvrir la ville. On notera qu’aucune difficulté majeure n’a été «constatée» durant le tour, d’autant que le vent, qui peut parfois souffler fort, s’est fait discret. Les cyclistes ont dû courir dans les faubourgs de la ville. Partant de la placette, les cyclistes ont longé la rue Damoul, Tahagart, Beb Ezzouar en passant par le centre universitaire et le fameux quartier de Sersouf. Après trois heures de course, le sprint sinueux dans les rues de la ville a finalement couronné un Algérien qui a eu le maillot jaune. Il s’agit de Hamza Abderahmane Medhi de l’équipe  Sovac Natura 4ever, qui a franchi la ligne d’arrivée de la course avec un temps de 2h48’ 39’’, au coude à coude avec un Bulgare représentant l’équipe française Martigue Club Cycliste, Konstantinove Radoslav en l’occurrence. Concernant le maillot vert (meilleur sprinter), il a, également, été glané par Hamza Abderahmane Medhi. Pour le maillot blanc du meilleur espoir (U23), c’est le jeune Hamza Yacine (Groupement Sportif des Pétroliers) qui l’a endossé.
Il y a lieu de signaler que pour des raisons techniques, plusieurs coureurs étrangers étaient absents pour cette première étape. Il s’agit notamment de coureurs colombiens et rwandais. Enfin, la caravane sera aujourd’hui dans la wilaya de Tlemcen pour la deuxième étape de ce tour. De Tlemcen, les cyclistes devront courir 160 km pour atteindre la ville de Sidi Bel Abbès.