Le nouveau P-DG de Sonatrach Toufik Hakkar a saisi l’opportunité de la célébration du double anniversaire de la création de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) (1956) et de la nationalisation des hydrocarbures (1971) pour tenir son premier discours devant les travailleurs, les cadres et les syndicalistes de la compagnie nationale d’hydrocarbures, en présence du Premier ministre Abdelaziz Djerad, du ministre de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire, Kamal Beldjoud, et du ministre de l’Energie Mohamed Arkab ainsi que du secrétaire général de l’UGTA, Salim Labatcha. Un discours versé notamment au compte de la nouvelle loi sur les hydrocarbures dont M. Hakkar a été l’un des artisans, notamment à travers la contribution effective, la présentation et l’explication du nouveau texte avant son adoption, en novembre dernier, par les deux chambres du Parlement. Et c’est donc tout naturellement que le nouveau patron de Sonatrach a usé d’une approche élogieuse envers ce texte pour s’adresser à tout ce beau monde venu dans la capitale algérienne des hydrocarbures, Hassi Messaoud, célébrer deux dates repères dans l’histoire du groupe, mais aussi de l’Algérie économique, sociale et politique. Il dira alors que la nouvelle loi «garantit un cadre légal et organisationnel stable, clair et transparent à même de valoriser notre atout historique dans le domaine de partenariat fructueux qui a permis à Sonatrach de réaliser des résultats positifs».
Faisant référence aux opportunités d’investissements étrangers qu’elle propose, et dont le groupe énergétique qu’il dirige a besoin pour renforcer ses capacités de recherches et d’exploration, M. Hakkar soutiendra que «la nouvelle loi sur les hydrocarbures permettra de hisser Sonatrach à des niveaux fructueux lui permettant d’aller de l’avant en matière de renouvellement de nos réserves pétrolières et gazières et de contribuer à la diversification et au développement de nos projets, notamment inhérents à l’industrie manufacturière».
Dans cette perspective, M. Hakkar n’a pas manqué d’afficher son engagement à œuvrer pour «remporter les grands et principaux enjeux de la compagnie», à savoir «l’enjeu de la ressource humaine, celui de l’extension de la recherche et de l’exploration, mais également la multiplication des opérations à travers l’ensemble de l’espace géographique algérien».
Il ajoutera que «la démarche de sécurisation et de valorisation des ressources énergétiques de l’Algérie commande de passer en revue le contexte ayant prévalu lors de la nationalisation des hydrocarbures (depuis un demi-siècle)», en ce sens, que «le contexte dans ce temps marquait le début de changements profonds dans la géopolitique énergétique, et la décision de l’Algérie a eu un impact mondial et des répercussions décisives sur l’avenir des marchés pétroliers».
Evoquant les nouvelles batailles à mener dans le domaine des hydrocarbures, le même PDG soulignera que celles-ci consistent en la réalisation de la sécurité et la transition énergétique en Algérie. Ces batailles nécessitent l’élément de «la veille stratégique que les héros d’hier ont montré dans leur combat de nationalisation des hydrocarbures, consistant en la vigilance, la planification et la réunion des éléments de la réussite calmement et discrètement», relèvera-t-il. Avant d’affirmer que «la réalisation d’une transition énergétique souple et sécurisée» requiert l’utilisation de «nos capitaux et forces cumulées durant les périodes de nationalisation pour entamer une véritable transition vers la sécurisation des ressources énergétiques et à œuvrer sérieusement à les valoriser».
Il s’agit, en outre, de «poursuivre la mission principale, celle de garantir et renforcer la sécurité énergétique à long terme, honorer ses engagements vis-à-vis du marché national pour satisfaire les besoins croissants, sans négliger ses engagements avec les étrangers», a-t-il encore fait remarquer.
Le P-DG a rappelé que la célébration du
49e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures se veut une deuxième victoire de l’Algérie dans la bataille pétrolière qui était le «premier novembre économique» ainsi qualifiée par le défunt Président Houari Boumediène lors dans son discours historique du 24 février 1971.
«La détermination des compétences algériennes a permis la continuité de la production et le maintien du secteur de l’énergie algérien debout et résistant», a-t-il dit, rappelant la conjugaison des efforts algériens dans plusieurs secteurs pour parachever le processus de réussite de la nationalisation.