Le jour J est enfin arrivé. Ce mercredi 21 octobre 2020 restera historique, puisque c’est la première rentrée scolaire (pour le cycle primaire) depuis l’apparition de la pandémie mondiale. Reportée à plusieurs reprises, elle est finalement là, avec ces multiples rencontres des élèves. Celle avec les enseignants, celle avec leurs camarades, celle avec les bancs de classe.
Ces retrouvailles font écarter d’emblée un danger, celui du prolongement des vacances. Sept mois de vacances imposées sont loin d’être bénéfiques, surtout pour les enfants du cycle primaire. Cette rentrée a plusieurs points positifs, dont deux suffisent pour donner un aperçu de son importance. Le premier est l’élimination du risque de décrochage scolaire qui planait sur les têtes des écoliers et hantait les esprits des parents. Il s’agit bien de sept mois hors classe ! Une période d’études perdue, et peut-être à jamais.
L’autre point positif est psychologique. Permettre aux écoliers de retrouver leur «antre» est une délivrance pour eux et leurs familles. Les vacances subies sont venues rappeler à tous l’importance sociale de l’école. En plus de la cellule familiale, le citoyen est «construit» dans ces classes, bases de la vie en communauté.
Ce mercredi, c’est également la rentrée des enseignants du primaire, dont les appréhensions sont grandes. En plus du grand travail pédagogique à faire, qui traditionnellement est énorme, et qui l’est encore plus cette fois avec le retard cumulé, ils auront aussi deux autres aspects à gérer, et pas des moindres. Celui de s’acclimater à la nouvelle organisation, dont la double vacation, et celui de faire respecter les consignes sanitaires. Des défis certes surmontables mais néanmoins bien difficiles.
Aux écoliers et aux enseignants, il ne faut pas oublier le travail que devront respecter les responsables des établissements scolaires, les autorités locales et le ministère de tutelle. Les moyens doivent être mis à la disposition de tous les «acteurs» de la rentrée pour qu’elle puisse se dérouler dans de bonnes conditions, et ceux-ci ne concernent ni les élèves ni les parents ni les enseignants. La réussite du défi, celui de faire reprendre les études aux écoliers, dépend de la disponibilité du gel hydraulique, des masques et de l’eau dans des établissements scolaires.
Ce qui va se passer à partir d’aujourd’hui est déterminant pour la rentrée des cycles moyen et secondaire, prévue
le 4 novembre prochain. L’année scolaire 2020-21 sera à suivre de près.