Pour le président du Conseil d’administration de l’Entreprise publique « Tonic Industrie », la seule alternative pour régler les problèmes et sauver l’EPE est l’arrêt du mouvement de grève qui dure depuis une semaine et la reprise des activités. Des solutions existent excluant tout scénario de faillite.
Malgré un déficit de 10 milliards de dinars, les responsables de l’EPE disent avoir des solutions pour améliorer la situation et verser les salaires de travailleurs pour peu que la reprise du travail dans les différentes unités soit effective pour la relance d’un plan d’actions.
La grève, qualifiée d’illégale par les responsables, doit cesser pour sauver l’entreprise, d’autant que la Badr a approuvé le financement des matières premières grâce à un prêt de 1 milliard de dinars qui peut être porté à plus de 2,5 milliards de dinars.
L’accord de principe de la Badr s’inscrit dans le cadre du programme d’actions tracé en 2019. L’entreprise, selon ses responsables, a la capacité de dépasser les problèmes conjoncturels grâce à un plan de charges pour récupérer des marchés nationaux, production de sachets en papier pour remplacer ceux en plastique destinés aux boulangers, et d’autres marchés à l’extérieur, en particulier, en exportant ses produits vers la Tunisie, la France et la Turquie. Les travailleurs doivent comprendre qu’il est possible de relever le défi en reprenant le travail, d’autant que certaines unités, dont celle du papier hygiénique, ont atteint 100% de leurs objectifs en janvier dernier, et en veillant à l’application de l’accord conclu en 2019 avec le partenaire social. Le départ volontaire de 600 travailleurs serait la solution idoine pour réduire le surplus d’effectif à 1 700 travailleurs au lieu de 2 290 aujourd’hui soit une baisse de 50 millions de dinars de la masse salariale. Les représentants des travailleurs restent intransigeants quant au versement des salaires depuis novembre dernier et déplorent que les efforts des responsables aient, depuis, 2018, été axés sur des considérations organisationnelles au lieu d’opter sur l’amélioration de la production et de la commercialisation.