Il a fallu attendre vingt-six ans, mais le record du monde du triple saut a été battu ce dimanche – et ce, très largement. Alors qu’Inessa Kravets trônait au sommet depuis août 1995, avec une marque de 15,50m, la Vénézuélienne Yulimar Rojas a sauté à 15,67m hier!
La performance exceptionnelle lui assure évidemment la médaille d’or, très, très loin devant Patricia Mamona (15,01m) et Ana Peleteiro (14,87m). Rojas a dû attendre son dernier essai pour décrocher le premier record du monde des Jeux de Tokyo en athlétisme. A 25 ans, elle s’en était déjà approchée il y a quelques mois, en sautant à 15,43m à Andujar (Espagne), pour réaliser la désormais troisième meilleure performance de tous les temps.
Double championne du monde (2017, 2019) et médaillée d’argent aux JO de Rio en 2016, Rojas remporte le seul grand titre qui manquait à son palmarès, devenant la première femme de son pays à s’emparer d’une médaille d’or aux JO. Elle avait battu aussi le record du monde en salle (15,43 m) en 2020, avant d’être élue athlète de l’année à la suite d’un vote organisé par la Fédération internationale. Tout simplement gigantesque.

TOKYO 2020/SAUT EN HAUTEUR : BARSHIM ET TAMBERI TOUS DEUX SACRÉS !
Un concours de très haute volée et deux champions olympiques ! Ce concours du saut en hauteur des Jeux Olympiques de Tokyo, ce dimanche, était fou. Jusqu’à un dénouement…inattendu. Alors que Mutaz Essa Barshim et Gianmarco Tamberi n’avaient raté aucun essai jusqu’à 2m39, le Qatarien et l’Italien ont décidé, après leurs trois échecs sur cette dernière barre, de se partager le titre olympique après concertation avec les officiels.
Les deux hommes ont donc été sacrés après leur concours parfait jusqu’à 2m37, soit la meilleure performance mondiale de l’année. Le Bélarusse Maksim Nedasekau a complété le podium, 3e. Les trois hommes ont tous les trois franchi 2,37 m, mais si Barshim et Tamberi ont été classés à égalité parfaite pour la médaille d’or, ils ont devancé le Bélarusse au nombre d’essais.
BARSHIM ENFIN TITRÉ APRÈS DEUX MÉDAILLES D’ARGENT
Que ce soit pour Barshim (30 ans) ou Tamberi (29 ans), les deux avaient déjà goûté à la saveur d’un titre mondial, mais cette fois-ci, ils ont littéralement survolé cette épreuve des JO. Faisant preuve d’une incroyable aisance à chacun de ses passages, le double champion du monde qatarien n’a jamais tremblé. Après deux Olympiades conclues sur la deuxième marche du podium (à Londres en 2012 puis Rio en 2016), Barshim a enfin concrétisé sa domination qu’il impose depuis de nombreuses années.
De son côté, Gianmarco Tamberi, parmi les derniers sauteurs à s’élancer sur ce concours, a parfaitement su gérer la pression. Champion d’Europe en salle en 2019 (2m32), l’Italien n’avait pris que la 8e place lors des Mondiaux de Doha la même année. A Tokyo, il s’est rapproché très près de son record personnel (2m39) afin de s’offrir la plus belle consécration de sa carrière.