L’Etablissement hospitalier spécialisé dit complexe mère-enfant (PMI) de Bel Horizon (Tlemcen), jouxtant le CHU Dr Tidjani-Damerdji de Tlemcen, a été le théâtre ce week-end d’une véritable « série noire » morbide.

En effet, quatre décès ont été enregistrés parmi les bébés dont un nourrisson de six mois au service de Protection maternelle et infantile (PMI) et trois bébés mort-nés au niveau du service de gynéco-obstétrique, dont des jumeaux, lors de l’accouchement par césarienne, selon une source hospitalière. Il faut souligner que le décès du nourrisson admis à la PMI fait l’objet d’une enquête épidémiologique pour cause de suspicion de rougeole, selon la DSP et la direction de l’EHS. Quant aux trois autres décès, on ignore si les parents concernés ont déposé plainte. Dans ce sillage, à la suite de l’apparition de 29 cas de rougeole à Batna et 20 à El Bayadh, « toutes les mesures pour pallier l’apparition de cas sporadiques ont été prises en rapport avec le dispositif en vigueur dans le plan national de surveillance au cas par cas de rougeole », selon un communiqué du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, qui précise que « la rougeole, bien qu’elle soit une maladie bénigne, peut entraîner de graves complications pouvant entraîner le décès. En soulignant à ce titre, que « la vaccination est la seule protection contre la rougeole ». Par rapport au volet médicolégal, il faut savoir que le constat de décès est une obligation pour le médecin d’abord, vis-à-vis de son malade et de sa famille ensuite, vis-à-vis de la société. L’officier de l’état civil ne pourra rédiger l’acte de décès ni délivrer le permis d’inhumer qu’après l’établissement d’un certificat médical de décès.
La rédaction de celui-ci relève de la compétence de tout médecin appelé au chevet de défunt. Ainsi, le médecin doit attester la réalité et la constance de la mort et vérifier s’il s’agit d’une mort naturelle ou non. Il faut souligner en outre que le décret exécutif n° 16-80 du 24 février 2016 fixe le modèle du certificat de décès. En cas d’erreur ou faute professionnelle, plusieurs parties sont impliquées, à savoir le Parquet, le médecin légiste, l’expert, le Conseil de l’ordre des médecins et la partie civile. L’on se rappelle dans ce contexte le procès du responsable de la maternité de Tlemcen dans les années 90, à la suite du décès d’une parturiente. En août 2010, une enquête avait été ouverte par la police judiciaire de la Sûreté de daïra de Ghazaouet après le décès d’un nourrisson dans le service de la maternité de Ghazaouet. Deux sages-femmes, de service ce jour-là, furent suspendues par les services du ministère de la Santé. n