Des bénéficiaires des dispositifs Ansej, Angem et Cnac ont manifesté, ce jeudi, dans la matinée, à Imama, dans la commune de Mansourah.

Brandissant des banderoles revendicatives, une cinquantaine de jeunes promoteurs scandaient des slogans pour réclamer l’effacement de leurs dettes auprès des banques créancières et ce, depuis 2011 : «Douyounina kabira wa machari’ fachila» (Dettes importantes et faillite des projets), criaient à tue-tête et à l’unisson les manifestants.

Ces derniers ont observé tour à tour un sit-in au niveau du siège de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (AnsejJ) à la cité Ibn Badis, Résidence El Widad à Imama, (Mansourah), l’Agence nationale de gestion du microcrédit (Angem) cité ensemble immobilier, ilôt 3 à Imama, et la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) cité El Wouroud Bt A6, à Imama. A chaque halte de protestation, le sit-in se transformait en meeting à l’occasion duquel, on en appelait à l’intervention du Chef de l’Etat : «Nounachidou ra’is el djoumhouria li mash douyounina wa a’fwina min el moutaba’at elqadaiya » ( Nous prions le président Bouteflika d’éponger nos dettes et nous soustraire aux poursuites judiciaires. Après avoir observé les sit-in devant les organismes concernés, les manifestants ont organisé une marche au niveau du boulevard principal d’Imama, boulevard 18-Février.Il faut souligner dans ce contexte que la ville de Tizi Ouzou a vécu en fin de semaine un mouvement de protestation similaire de jeunes « entrepreneurs » en faillite.
A noter dans ce sillage, que la direction de l’Ansej vient de rappeler, une nouvelle fois, qu’il n’y aura pas d’amnistie pour les mauvais payeurs. Mais un rééchelonnement leur est accordé. Si elle admet que des centaines de jeunes entrepreneurs ont déposé des dossiers pour l’annulation des pénalités et le rééchelonnement des dettes, la Directrice générale de l’Ansej, Samira Djaïder, insiste sur le fait que « cela ne veut aucunement dire l’effacement de la dette ».
Par ailleurs, les mauvaises langues à la cité des Zianides disent que la nouvelle prison de Aïn Fezza, en voie de réalisation, est destinée, ou plutôt dédiée, aux « mauvais payeurs», notamment de l’Ansej.