Le président de l’Union des handicapés moteurs de la wilaya de Tlemcen, Mohamed Tourabi, a déploré les nombreuses insuffisances auxquelles font face les personnes aux besoins spécifiques dans leur vie quotidienne. Le responsable a déclaré à l’APS à l’occasion de la journée nationale des handicapés (14 mars), la persistance du problème de l’accessibilité dans les rues, aux bâtiments publics, aux moyens de transport et autres. «Ce problème persiste en dépit de la promulgation du décret exécutif 06-455 du 11 décembre 2006 fixant les modalités d’accessibilité des personnes handicapées à l’environnement physique, social, économique et culturel», a-t-il souligné. L’union de wilaya a organisé dans le passé deux séminaires sur cette question. «Les recommandations dégagées de ces séminaires n’ont jamais été prises en compte», a-t-il fait remarquer. Plaidant pour l’égalité des chances notamment en matière de travail, le responsable a relevé les difficultés que rencontre cette frange de la société à trouver du travail en dépit des dispositions prévoyant la réservation d’au moins 3 %» des postes d’emploi au profit des personnes handicapées. «Nous comptons parmi notre millier d’adhérents des universitaires et d’autres diplômés de la formation professionnelle qui demeurent sans travail. Cette situation rend davantage fragile et compliquée la vie dans notre société», a-t-il ajouté. Le président de l’Union de wilaya a fait remarquer que toutes les catégories d’handicapés, dont les non-voyants, les sourds-muets et autres déficients mentaux, souffrent d’un manque flagrant de moyens et de ressources financières à même de leur permettre de vivre dignement. Dans ce sens, il préconise une révision à la hausse de la pension dont bénéficient les personnes handicapées à 100 pour cent ainsi que davantage de moyens au mouvement associatif activant dans la défense des droits moraux et matériels de cette frange. «Notre union de wilaya vient de bénéficier d’une subvention de 200.000 DA qui reste insuffisante pour pouvoir accomplir toutes nos missions», a-t-il indiqué, ajoutant : «Depuis trois années, nous n’avons reçu aucune subvention. Nous survivons grâce aux dons des bienfaiteurs». n