Correspondance particulière, Linda Benrrahal
Une exposition de quelque 75 tableaux a été inaugurée hier après-midi à la maison de la culture Abdelkader-Alloula. Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de la célébration du mois du Patrimoine. D’ailleurs parmi les tableaux figurent, selon l’artiste peintre Nassim Rich, des tableaux en 3 D et des calligraphies, de l’abstrait…
De son côté, la Maison de la culture a arrêté un riche programme pour célébrer l’événement. Selon Adel Benabdellah, le directeur, de nombreuses soirées musicales, andalouses et de madih sont au menu ainsi qu’une exposition organisée par la Chambre de l’artisanat et des métiers
Durant ce mois, l’accent sera mis sur la nécessité d’agir pour conserver, mettre en valeur, restaurer, ce patrimoine. C’est une tâche importante que mènent les responsables de la culture pour faire aimer, connaître, partager ce patrimoine par la population. Donc protéger ce legs est une obligation pour tous.
Et pour cause, Tlemcen demeure ce musée à ciel ouvert et son registre patrimonial demeure riche et très divers. Il comprend entre autres la plus grande part des biens culturels arabo-musulmans de l’Algérie. Son patrimoine monumental se compose de quelque 40 mosquées, de plus de 16 mausolées, de médinas, de qasbas, de qalâas, d’ouvrages hydrauliques, de hammams, de remparts et de relais. A cela s’ajoute de nombreux vestiges remontant à la préhistoire (habitats troglodytes d’El-Kalâa) ou à la protohistoire (périodes berbère et carthaginoise), à l’occupation romaine (Altava et Tepidea) ainsi que d’importants ouvrages de l’époque coloniale française (édifices religieux, constructions militaires et civiles, fortifications, etc.). Ceci dit, il n’est pas une lueur d’une époque dont cette ville n’ait gardé l’empreinte et ses monuments, d’une richesse historique et artistique attestée, sont autant de notes dans la prestigieuse gamme de l’art universel. En se déplaçant d’Est en Ouest, la ville de Tlemcen, tout au long de son histoire, a pris successivement plusieurs noms, Agadir, Pomaria, Tagrart et enfin Tlemcen.
Grace aux différentes dynasties qui se sont succédé, Tlemcen est ainsi relevée au rang de ville royale et s’affirme comme un pôle de la science et des arts. C’est à cette époque que l’on doit vraisemblablement la construction de nombreux édifices religieux, civils et militaires qui attestent tous, et sans équivoque, de l’empreinte andalouse, ce qui s’explique naturellement par les échanges continuels entre ces deux régions. Dès lors, elle est devenue un lieu de rayonnement de la culture musulmane avec ses medersas et sa tachfiniya. n