Le personnel de l’APC de Chetouane a dû vaquer à ses occupations dimanche 14 juillet 2018 durant la matinée, au grand dam des administrés venus régler leurs affaires au niveau des différents services (état civil, urbanisme, carte grise, CNI, légalisation, mariage…). Et pour cause. Un groupe d’habitants en colère, issus du quartier précaire surnommé « Cabinda » ont investi le siège de l’APC en barrant les accès de la commune.

Leurs revendications portent sur l’éclairage, le gaz de ville et la viabilisation. N’ayant apparemment pu prendre langue avec le P/APC, Mohammed Saïdi, les protestataires sont revenus à la charge mardi 16 juillet 2018, cette fois vers minuit, dans le but d’« intercepter » le P/APC à l’entrée ou à la sortie. Selon un agent de sécurité, le P/APC vient rarement le jour. Il a l’habitude de venir furtivement la nuit dans son bureau pour signer le courrier. Les citoyens auraient réussi à prendre contact avec le responsable avant de quitter les lieux avec des promesses. Il faut signaler dans ce sillage que le cadre de vie au niveau de la cité des 18/Logements, dite des enseignants, datant des années 80, est lamentable. C’est pratiquement la première cité d’habitation à Chetouane parallèlement aux logements de fonction relevant de la Casoran. Les « 18 Logts » souffrent de plusieurs carences liées à l’éclairage, le bitumage, la présence d’un dépotoir, le nettoiement et le ravalement des façades. Les résidents ont opté pour les voies légales et pacifiques en adressant des pétitions à l’APC qui sont restées lettre morte, abstraction faite de la presse qui en a fait écho, en vain.