L’APW a tenu ce jeudi denier en son siège sa 3e et dernière session ordinaire au titre l’exercice 2018. Au menu  7 dossiers dont l’éducation, la formation, le plan permanent de sauvegarde, les campagnes de moisson-battage (2017-2018) et de labours (2018-2019), la santé et la psychologie de l’enfant scolarisé ainsi que le budget primitif pour 2019. Ces derniers ont été débattus par les élus en présence du wali Ali Benyaiche, du P/APW Mohamed Bekhchi, des directeurs de l’Exécutif et des chefs de daïra et présidents d’APC.

 

Le rapport relatif au secteur de l’Education établi au titre de l’année scolaire 2018-2019 fait état de la réalisation de 24 nouveaux établissements scolaires (13 écoles primaires, 9 CEM et 2 lycées). Le nombre de cantines scolaires mises en service dès la rentrée 2018 s’élève à 3 avec une capacité de restauration de 200 repas chacune (le nombre total est de 402 cantines avec un taux de couverture de 91,42%). Sur ce registre, il a été enregistré l’ouverture de 10 nouvelles demi-pensions (dont 6 dans le moyen avec 1200 repas et 4 dans le secondaire avec 1200 repas). Quelque 24619 élèves des 3 cycles bénéficient du transport scolaire dédié par le MSN (92 véhicules) et le MICL (139 véhicules). Sur le plan de la santé scolaire, il existe 33 UDS (dont 19 au niveau du moyen et 14 dans le secondaire) où exercent 99 médecins généralistes, 74 chirurgiens dentistes, 60 psychologues et 118 infirmiers. Le secteur compte 717 établissements dont 501 écoles primaires, 154 CEM et 62 lycées qui, faut-il le souligner, font l’objet de travaux de restauration (95%) sans oublier 4 établissements privés (deux écoles, un collège et un lycée). La double vacation touche 938 groupes alors que le nombre de classes tournantes s’élève à 134, 182 classes sont affectées par des effectifs pléthoriques et 29 autres sont dites intégrées. Près de 7 milliards ont été dégagés pour l’aménagement de 38 établissements scolaires pour réduire la saturation des élèves dans les classes, selon le wali. S’agissant du personnel enseignant, 5309 exercent dans le primaire (maîtres), 4112 dans le moyen (PEM) et 2667 dans le secondaire (PES). Par rapport aux élèves dits aux besoins spécifiques, il a été enregistré la scolarisation de 50 trisomiques 21, 15 autistes, 80 sourds-muets et 100 non-voyants. Quant à la langue amazighe, elle est enseignée au niveau de 11 écoles (23 groupes) et autant de collèges (19 groupes). Par ailleurs, 11850 adultes sont inscrits à l’annexe de l’office d’alphabétisation et d’enseignement ; ils sont encadrés par 674 enseignants, alors que près de 17000 élèves sont inscrits à l’ONEFD (ex-CNEG). Dans ce sillage, et au titre de la rentrée professionnelle (session septembre 2018), il a été enregistré l’inscription de 9442 stagiaires alors que l’offre en termes de places pédagogiques se limitait à 7438 ; le nombre de stagiaires ayant bénéficié de placements s’élève à 7011. A noter que plusieurs spécialités ont fait l’objet d’un constat de carence faute de candidats, à savoir la maintenance des équipements textiles, l’aquaculture, l’hôtellerie et le tourisme, la peinture, la soudure, l’hygiène et sécurité, la réparation de véhicules légers et la plomberie sanitaire. Il faut souligner l’introduction de 7 nouvelles spécialités dès 2018 ; il s’agit de la réhabilitation et la rénovation de bâtiments, technicien supérieur (TS) en machinisme agricole, culture des plantes médicinales et aromatiques, boulangerie, achats, approvisionnements, pépiniériste, agent de contrôle de la qualité des détergents et des produits cosmétiques. Le secteur compte 23 centres et 3 instituts d’une capacité d’accueil globale de 6 200 stagiaires, outre 11 établissements privés (soit 370 places pédagogiques). L’encadrement est fort de 363 formateurs ainsi que 1 672 administratifs. Par rapport aux projets inscrits pour le compte du secteur, il y a lieu d’indiquer la réalisation à Sebdou d’un institut d’une capacité d’accueil de 300 places et 120 lits (taux d’avancement des travaux estimé à 89%) et un CFPA à Beni Boussaïd avec une capacité de 300 places et 120 lits(80%). Le rapport ne fait pas mention de deux CFPA (Remchi et Nedroma) qui seraient confrontés au problème de l’amiante, ni de l’absence de la pratique du sport (EPS) dans les centres et instituts.