Quelque 12 900 affaires traitées en justice en 2018 et plus 70 milliards recouvrés, tels sont les chiffres livrés par le directeur général de la Cnas, Tidjani Hassan Haddam, en marge de la journée d’étude consacrée à la nature du recouvrement des cotisations sociales auprès des employeurs, qui s’est tenue la semaine passée à l’hôtel Renaissance de Tlemcen.

Cette rencontre qui a été organisée par la Cnas de Tlemcen, en collaboration avec la Cour de justice de Tlemcen, a permis à des cadres de la Cnas et de la justice d’aborder une série de questions relatives à la mise en place des mécanismes devant permettre le recouvrement des cotisations sociales.
Les caisses en question sont confrontées à des problèmes d’ordre règlementaire et juridique dont l’émission de chèques en bois, la non-déclaration des employés, le non-versement des cotisations, selon le Directeur général de la Cnas. D’où le recours à la justice pour régler ce genre de contentieux.
Tidjani Hassan Haddam a souligné que le recours à la justice pour le recouvrement des cotisations s’impose afin d’assurer la pérennité du système de sécurité sociale et l’équilibre financier de la Cnas, d’une part, et rétablir les travailleurs dans leurs droits, d’autre part.
Le recouvrement des cotisations sociales, qui représente la colonne vertébrale de la stratégie de la Cnas 2017/2019, vise à sauvegarder les équilibres financiers et la continuité du système de sécurité sociale en Algérie, a-t-il précisé. Pour sa part, le président de la Cour de Tlemcen, Lakhdar Benahmed, a assuré que les lois seront appliquées pour permettre à la Cnas de recouvrer les montants des cotisations sociales devant lui permettre de préserver ses équilibres financiers.
Le magistrat a indiqué que cette journée « s’inscrit dans le cadre de la sensibilisation des patrons d’entreprise au sujet de cette question », en soulignant que « l’assurance a une triple fonction : sociale, psychologique et économique ». n