Pas moins de 26 communes de Tlemcen viennent d’être dotées de piscines gonflables, à l’instar de Chetouane (commune du Grand-Tlemcen) où le bassin pneumatique a été installé au niveau du stade Chelda-Boulnouar d’Aïn Defla ; un autre est abrité par la Maison de jeunes d’Ouzidane.

Cette initiative, qui est le fait de la DJS, se veut une « bouffée » d’oxygène pour les enfants démunis en cette période de grandes chaleurs. Les garçons y ont droit d’accès tous les jours, sauf le mardi qui est réservé aux filles. A priori, l’implantation de cet équipement estival n’est pas accompagnée de conditions d’hygiènes y afférentes, à savoir des douches et le traitement de l’eau. Nonobstant, un maître-nageur, affecté par la DJS, surveille la baignade et veille à la préservation du pneumatique. A noter que la piscine à Aïn Defla (Chetouane), relevant de l’AFIT, a été fermée ; elle sert de dépendance à la salle de fêtes « Hanafi », (du nom de son défunt gérant Lakehal Hanafi, président du conseil communal des sports de Chetouane et président de la Ligue de football de la wilaya, ndlr). Auparavant, cet espace nautique était ouvert au public, moyennant 100 DA. Après avoir été livré pendant un certain temps aux jeux nautiques des enfants, le nouveau jet d’eau lumineux, faisant office de rond-point, de Chetouane avait été ceint d’une clôture en fer forgé afin d’empêcher tout accès inopportun au bassin. Lors des grandes chaleurs, les bambins démunis venaient y faire trempette sous le regard indifférent des passants. Le même spectacle s’offrait au visiteur au sein du grand bassin (Sahridj Bedda) où des enfants en mal de piscine venaient barboter dans la grande vasque. La piscine naturelle de Tahamamine, située dans un site bucolique sauvage, entre Ouzidane et Aïn El-Hout, est également une destination nautique pour les jeunes en cette période de canicule. Quant à El Ourit (Les cascades), un site touristique naturel relevant de la commune d’Aïn Fezza (daïra de Chetouane), la baignade y est en principe interdite. A propos, le vaste terre-plein situé au niveau de la cité des 270 logements à Chetouane ne pourrait servir d’assiette à une piscine municipale d’autant qu’il est utilisé comme aire de jeux de boules, en l’occurrence, avant qu’il ne soit détourné de sa «vocation».

La jeunesse chetouanie mériterait bien l’inscription de ce projet sportif loin de tout calcul électoraliste.

Il faut souligner dans ce contexte que le wali de Tlemcen a instruit dernièrement le DJS pour permettre un accès gratuit aux piscines publiques.

Cette décision ne manquera pas de provoquer un rush sans précédent au niveau de la piscine olympique Ahmed-Ghazi d’Imama (Mansourah) où la direction de l’établissement (unité dépendant de l’Opow) avait déjà initié un abonnement forfaitaire à l’occasion de la saison estivale, dont le montant s’élève à 4 000 DA, alors que le prix d’une séance était fixé à 150 DA.

La piscine de Maghnia a connu, elle aussi, un taux de fréquentation record à la faveur de cette aubaine.

Il faut savoir que la wilaya de Tlemcen compte 5 piscines olympiques, situées à Imama (Mansourah), Sidi Djilali, Remchi, Maghnia et Ouled Mimoun (projet non achevé).

Ajoutons à cela la petite piscine couverte mais néanmoins délabrée, de la station thermale de Sidi Abdelli
(50 DA), la piscine de Hammam Boughrara (en cours de réhabilitaion), les piscines de luxe à ciel ouvert de l’hôtel Les Zianides (2 000 DA), l’hôtel Renaissance de Lalla Setti (4 000 DA), l’Orient d’Aïn Fezza (200 DA), Relax de Sidi Tahar (2 000 DA) ainsi que les piscines de deux salles de fitness (remise en forme) privées (à Beauséjour et Bouhenak), sans oublier la piscine Aqua Center (500 DA l’heure) mitoyenne au stade communal des 3 Frères-Zerga. Cette dernière était une piscine semi-olympique communale avant d’être concédée par l’APC de Tlemcen à un opérateur privé en 2001.  Outre le grand bassin rectangulaire, cet espace nautique comprend une petite piscine sous forme d’un éventail pour enfants.