Une exposition de Djamel Hoceini, musicologue de formation et plasticien amateur, a été inaugurée vendredi à la Maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou. Pour sa première exposition en solo, l’enfant d’Illoula Oumalou a choisi pour thème « Regard sur l’art figuratif » en sélectionnant parmi sa collection des œuvres réalistes de villes, villages et paysages de Tizi Ouzou peintes en aquarelle et qui sont riches en couleurs. Lors de l’exposition, le visiteur peut admirer une série de tableaux sur lesquels sont représentés des sites repères de la ville de Tizi Ouzou, dont la maison de l’artisanat, le square premier novembre, l’ancien hôtel de ville ainsi que quelques carrefours et vieilles mosquées. Puis, l’artiste sort le visiteur de ce milieu « citadin » pour le plonger dans l’authenticité des maisons traditionnelles et le guider à travers les ruelles étroites des anciens villages. Il lui fait aussi partager la beauté des paysages naturels, le faisant voyager à travers les forêts, les prairies et les rivières. S’exprimant sur sa reconversion de la musique à l’art plastique qu’il pratiquait lorsqu’il était étudiant en faisant des portraits de ses camardes avant d’opter pour des études en musicologie, Djamel Hoceini a dit avoir renouer à partir de l’année 2000 avec les pinceaux, ajoutant s’être passionné pour le monde de la peinture à l’âge de 10 ans. « Pour moi, il s’agit d’une aventure. Je ne suis pas plasticien de formation, lorsque je peins j’essaie de peindre les sons, je réfléchie musicalement et c’est pour cela qu’il y a beaucoup de couleurs dans mes œuvres même si on y retrouve aussi des touches de mélancolie avec des couleurs un peu sombre », a-t-il dit. Les bruits d’une ville, le calme d’un village, le bruissement des feuilles, le murmure d’un ruisseau, le brouhaha d’une foule, sont autant de sources d’inspiration pour ce musicien-peintre qui est en « quête d’un équilibre entre les deux arts », a-t-il dit.