Le Collectif d’appui à la microentreprise (Came) a appelé ses membres à descendre dans la rue. Hier, plusieurs centaines de promoteurs Ansej-Cnac-Angem ont marché, à Tizi Ouzou, en partant du siège de l’Ansej, situé au centre-ville, vers la wilaya.

Ils étaient porteurs de leurs revendications habituelles, à savoir exiger des pouvoirs publics des solutions qui mettraient fin aux problèmes que vivent leurs entreprises. Des PME ou TPE créées dans le cadre des dispositifs d’aide de l’Etat à la création d’emplois, dont la plupart évoluent, selon leurs promoteurs, dans un environnement défavorable et subissent le poids des dettes fiscales, parafiscales et bancaires. «Non au rééchelonnement de la honte ! », proclament-ils sur une banderole visible dans la marche d’hier. Un slogan à travers lequel ils refusent l’option de rééchelonnement préconisée par le gouvernement pour le paiement des dettes qui leurs sont réclamées par le fisc, les organismes de sécurité sociale et les banques. Considérant qu’ils sont victimes d’une pression intolérable de la part de ces derniers, les protestataires exigent qu’il soit mis fin «aux poursuites judiciaires contre les promoteurs en difficulté, le bénéfice d’une période de différé, la prolongation des délais de remboursement des prêts bancaires avec la suppression des taux d’intérêt ainsi que les pénalités, l’exonération totale des impôts et l’accès au foncier». Cette énième marche du Came s’est achevée devant le siège de la wilaya dans le calme.