Le directeur du tourisme et de l’artisanat de la wilaya de Tizi Ouzou, Rachid Gheddouchi, a affirmé que la culture du tourisme commence à s’installer dans la capitale du Djurdjura.  Pour illustrer ses propos, il a fait savoir que le chiffre d’affaires de son secteur est passé ces dernières années, de 14 millions DA en 2015 à 15,697 millions DA en 2016. Ainsi, le chiffre d’affaires des investisseurs a augmenté de 4,67%.

Rachid Gheddouchi a fait savoir que 25 projets sont en cours de réalisation qui devront engendrer la création de 1 200 postes d’emploi et 91 projets d’investissements relevant du secteur privé ». Selon le même interlocuteur, cet engouement dans l’investissement touristique est le fruit des mesures incitatives et de facilitations entreprises par le ministère du Tourisme pour la levée des réserves de fonds. « 223 dossiers d’investissement ont été déposés au niveau local durant la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2016 dont 20 ont été traités. D’ailleurs, suite aux instructions du wali, nous réservons la journée du dimanche, intitulée «journée d’investissement», pour le traitement de ces dossiers», s’est-il félicité.  Avant d’enchaîner : «C’est une bouffée d’oxygène pour l’investissement au niveau de notre wilaya.»  Par ailleurs, il a soulevé certaines lacunes auxquelles fait face son secteur. Pour cela, il a accusé les responsables des Assemblées populaires communales de certaines villes côtières, en l’occurrence ceux de Tigzirt et d’Iflissen, d’être à l’origine du blocage  d’investissement touristique et hôtelier que subit son secteur. «Il y a des dossiers conformes qui répondent à tous les critères d’investissement, malheureusement, certains responsables sont en train de bloquer ces projets. Je dirais qu’une dizaine de dossiers accordés et 13 autres à Tigzirt n’ont pas été lancés à ce jour. » Pis encore, il a affirmé que 39 autres projets traînent depuis de longues années, alors qu’ils ont eu le l’accord principe du ministère de tutelle, mais, fort heureusement, ils ont été débloqués suite à la venue de Mohamed Bouderbali, à la tête de la wilaya.
Pour faire face à ce blocage, un guichet unique pour le traitement de ces dossiers portant création d’infrastructures touristiques a été mis en place au niveau de la wilaya et  présidé par l’inspecteur général. « Aujourd’hui, le permis de construire n’est pas déposé auprès des APC, mais au niveau de ce guichet unique dont l’objectif est de faciliter les procédures aux investisseurs et de les traiter au cas par cas», a-t-il dit.   
En outre, le premier est revenu sur l’état des lieux de l’opération de réhabilitation et de la modernisation des établissements hôteliers relevant du secteur public de la wilaya. A ce sujet, il a affirmé que les travaux de réhabilitation de l’hôtel Arz de Tala Guilef seront lancés à partir de mars prochain. Cet hôtel, dira-t-il, est la seule structure qui appartient à l’Entreprise de gestion touristique (EGT Centre) qui n’a pas encore vu le lancement des travaux de réhabilitation. « Il y a des investisseurs privés qui ont demandé la concession de télésiège en collaboration avec une entreprise polonaise, mais au vu du déficit budgétaire qui frappe de plein fouet le pays, nous avons décidé de soumettre ce dossier au premier magistrat de la wilaya pour trancher cette question ».
S’agissant des hôtels appartenant à l’Entreprise touristique de Kabylie (ETK), Lalla Khedidja, Belloua et le Bracelet d’argent, de la commune de Beni Yenni, Rachid Gheddouchi a indiqué qu’une entreprise algérienne  chargée de l’opération de leur modernisation a été déjà choisie et la vente aux enchères du matériel de ces infrastructures sera lancée incessamment. « Je dirais que les travaux de réhabilitation seront lancés d’ici le mois de mars prochain », a-t-il noté.