Le métier d’»influenceur», pratiqué notamment par des jeunes, est une activité émergente dans l’entrepreneuriat digital, ont souligné dimanche à Tizi Ouzou des participants à une table ronde sur «l’entrepreneuriat au féminin». Lors de cette rencontre organisée à la maison de la culture Mouloud Mammeri par la direction locale de la culture, deux jeunes étudiantes «influencieuses», Chabane Tinhinane et Anais Ami, ont témoigné de leur passion pour ce métier nouveau qui s’adapte aux mutations de la société algérienne «très imprégnée» par les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) et qui est de plus en plus connectée. Tinhinane et Anais, qui exercent ce métier émergent en Algérie et qui consiste à influencer, via les réseaux sociaux, le comportement d’achat ou de consommation des internautes qui les suivent par une forte présence sur les réseaux sociaux grâce notamment à la publication de photos et de stories, ont témoigné de l’intérêt de ces canaux digitaux dans la promotion d’un produit économique. Les jeunes qui sont de très grands utilisateurs de réseaux sociaux, peuvent facilement pratiquer cette activité et devenir des «influenceurs», en faisant la promotion d’un produit et se faire rémunérer en contrepartie, toutefois jusqu’à présent cet outil (les réseaux sociaux) demeure un moyen de divertissement, ont relevé ces deux étudiantes. Elles ont toutefois souligné que le métier d’«influenceur» exige beaucoup de travail et de précision pour mettre en valeur le produit qu’on veut promouvoir. «Une photo publiée cache tout un travail et une logistique qui ont abouti à cette publication. On prend de 200 à 300 photos pour un seul post et il faut ensuite faire des modifications et corriger la lumière ce qui peut prendre des heures, et enfin choisir la légende qui fera interagir les gens et connaître leurs attentes», ont-elle témoigné. Participant à cette table ronde, une créatrice d’objets d’art artisanaux passionnée de peinture sur verre et céramique, Aouchiche Hanane et une gérante d’une clinique privée qui a créé sa propre marque de cosmétiques bio, Baloul Nadia, ont insisté sur l’importance du monde numérique et du digital pour rendre son entreprise et son produits plus visible. «Les réseaux sociaux qui sont de plus en plus largement utilisés permettent de toucher un large public et de cibler sa clientèle, ce qui offre l’opportunité d’être toujours à l’écoute de l’attente du consommateur, d’innover et d’adapter ce produit et même d’étudier ses prix en fonction de la demande exprimée», ont-elles illustré. Des entreprises peuvent faire appel à des «influenceurs» pour les aider a influencer le comportement du consommateur en suscitant un intérêt pour leurs produits, toutefois cette activité est encore peu développée, a-t-on observé lors d cette même rencontre.
Cette rencontre a été organisée dans le cadre des activités de célébration de la Journée internationale de la femme avec un riche programme s’étalant du 5 au 10 de ce mois au niveau des établissements culturels de la wilaya. n