Le coup d’envoi de la première édition du Salon national des saveurs du terroir et de paniers gourmands (Snast) a été donné, mercredi dernier, par le wali, Mohamed Bouderbali au niveau de la place de l’Olivier du centre-ville de Tizi-Ouzou en présence d’une forte délégation de son exécutif.

Organisé sous le haut patronage du ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche et sous l’égide du wali de Tizi-Ouzou, ce salon constitue un lieu d’échanges du savoir-faire entre les exposants représentant les différentes filières agricoles afin de faire valoir les richesses agricoles que recèle chaque wilaya du pays. C’est également l’occasion pour inciter les producteurs à s’intéresser davantage à la production bio qui constitue un défi et un enjeu pour la santé publique. « A travers ce salon, nous voulons regrouper les producteurs du produit du terroir dans l’objectif de le valoriser, de le faire connaître, mais surtout d’avoir un aperçu de l’état des lieux de ces richesses peu exploitées dans notre pays et ainsi contribuer au développement local », a affirmé le premier magistrat de la wilaya qui s’est exprimé en marge de ce salon. Il a mis exergue la nécessité de s’intéresser à la production bio. « Il est temps d’accorder un intérêt majeur pour la production bio comme ce fut le cas dans les pays occidentaux. Il faut dire, a-t-il ajouté, que cette production est négligée dans notre pays. C’est pour cela que le gouvernement a décidé d’organiser ce premier salon dont l’objectif est de corriger ces lacunes et pousser les investisseurs à s’intéresser davantage à développer cette production bio à travers la revalorisation de ces produits du terroir. S’agissant de la démarche de labellisation du produit du terroir entreprise par les autorités publiques, Mohamed Bouderbali a indiqué que le produit du terroir est un produit de qualité qui peut être commercialisé que ce soit au niveau national ou bien international. Tout en appelant les agriculteurs de la filière oléicole à s’organiser en coopératives afin d’imposer leur produit non seulement sur le marché local, mais aussi à l’international pour faire de cette filière une richesse à forte valeur ajoutée pour l’économie nationale en général et pour la locale en particulier.

L’emballage des produits agricoles, un défi à relever

De son côté, le directeur des services agricoles (DSA), Makhlouf Laïb, a affirmé dans une déclaration à la presse qu’il est temps de renverser la donne pour que l’agriculture soit un secteur du développement local. « C’est une bataille à mener et un enjeu qui doit être relevé », a-t-il dit. D’après lui, il faut qu’il y ait une conscience au sein de la société pour promouvoir ces produits du terroir qui sont le seul chemin pour le développement économique. Le DSA a remis en cause le non-respect des conditions d’emballage de ces produits qui constitue, d’après lui, une contrainte à sa commercialisation sur le marché international. Pour y remédier, il a indiqué que des rencontres seront organisées en collaboration avec l’Université de Mouloud Mammeri (Ummto) en vue de sensibiliser les agriculteurs et les producteurs agricoles sur ces conditions d’emballage qui font défaut. Il faut souligner que les exposants ont présenté plusieurs diversités de produits bios qui ont été transformés avec des normes commerciales de qualité. A savoir : des conserveries bio-naturelles (chocolat aux amandes naturelles, sucre aromatisé de menthe, des confitures naturelles produites à base des produits agricoles 100% naturels. Toutes sortes de miels naturels (de propolis, de la gelée royale, de montagne ou autres) étaient exposées lors de ce salon. C’est le cas d’une exposante, Djamila, venue de Koléa dans la wilaya de Tipasa, gérante d’une conserverie bio-naturelle depuis une dizaine d’années que nous avons rencontrée devant son stand qui nous a affirmé que sa spécialité c’est les confitures naturelles et les sirops naturels. « Je fabrique ces produits naturellement et il faut savoir que les produits de conservation sont 100% naturels. Ce sont des confitures (oranges, abricots, citrons) et des sirops faits à partir de notre région de Koléa. J’ai des commandes d’achat à domicile et des clients permanents tout au long de l’année », nous a-t-elle confié. A souligner que plusieurs activités sont prévues tout au long de ce salon national des saveurs du terroirs qui s’étalera jusqu’à mercredi prochain (02 mai Ndlr). Des rencontres avec les agriculteurs, conférence-débats sur l’agriculture, des séances de dégustation du meilleur plat confectionné par les écoles de formation et d’hôtellerie ayant pris part seront au rendez-vous.