La présidente du Croissant-rouge algérien (C-RA) Saïda Benhabylès, s’est rendue, mercredi dernier, au niveau des communes les plus reculées de la wilaya de Tizi-Ouzou, à savoir : Iferhounène, Imessouhel Bouzeguène et Zekri.

Une visite au cours de laquelle elle a assisté à une opération de distribution de kits alimentaires, des vêtements et de couvertures au profit de 300 familles démunies de ces localités. Ajoutez à cela, 5 groupes électrogènes ont été attribués. A cette occasion, la présidente a mis l’accent sur l’ouverture des bureaux locaux du C-RA au niveau de l’ensemble des villages les plus isolés de la région et aussi ceux de l’ensemble du territoire national. « Il faut que le C-RA arrive là où n’arrive personne pour prendre en main ces villageois en difficulté. Notre objectif est d’être présent au niveau de l’ensemble des villages de l’Algérie », a-telle insisté. En marge de cette opération de solidarité, Saïda Benhabylès a affirmé que dans le cadre de sa stratégie mise en place depuis son installation à la tête du C-RA, des listes des familles démunies sont établies par les bureaux locaux du Croissant et qui sont au nombre à ce jour de 225 000 familles. Tout en affirmant que l’opération de recensement est toujours en cours. D’après elle, l’établissement de ces listes reste la meilleure solution pour instaurer la transparence et la crédibilité dans la distribution de ces aides humanitaires. Sollicitée s’il y a un acte de détournement au niveau du CRA, Benhabylès a précisé à la presse locale qu’aucun cas de détournement n’a été enregistré depuis 2014. « Je ne peux pas juger mes prédécesseurs pour ce qui s’est passé avant ma venue, mais je peux vous assurer que nous n’avons enregistré aucun cas de détournement depuis mon installation à la tête du C-RA ». Dans le même sillage, elle a affirmé que l’Algérie a tous les moyens pour s’en sortir sur le plan de la solidarité, si nous mettons fin au comportement de certains opportunistes qui malheureusement, prennent la place de ceux qui méritent ces aides. Elle a indiqué que ces actions humanitaires sont le fait de bienfaiteurs et non de l’argent du contribuable. « Il est temps de combattre la politique de l’assistanat pour faire régner et revaloriser la culture de la solidarité humanitaire au sein de notre société». Je me suis attelée à vulgariser la culture de la solidarité « Si nous développons la culture de la solidarité conjuguée avec la politique sociale de l’Algérie qui est exemplaire à travers le monde, il n’y aura plus de personnes sans domicile fixe dans nos rues, mais malheureusement la politique de l’assistanat prend le dessus ». Notons que la présidente du CRA s’est rendue chez les familles démunies du village Ahfir dans la commune de Imessouhel appartenant à la daïra d’Iferhounène où elle s’est montrée à l’écoute de ses personnes en difficulté. Par ailleurs, Benhabylès a appelé l’ensemble des secteurs, notamment les ministères des Affaires religieuses, de l’Education et de la Culture à contribuer favorablement pour revaloriser la culture de la solidarité dans la société algérienne. Depuis quand la famille algérienne délaisse un de ses membres pour se retrouver livré à lui-même dans la rue ? s’est-elle interrogée. A cet effet, elle a plaidé pour la mise en place d’une campagne de restructuration pour élargir leurs rangs dans toutes les régions du pays. « La solidarité est l’affaire de tous. Nous sommes en train de mettre en place un espace intitulé « Les amis du CRA » qui devra être une référence culturelle, religieuse et sociétale pour redynamiser la solidarité dans notre pays ». Et d’ajouter : « La politique du gouvernement ne suffit pas pour prendre en charge ces familles nécessiteuses, mais elle doit être soutenue avec la culture de solidarité ». Abordant le sujet relatif à la stratégie adoptée par le C-RA en faveur des ressortissants africains qui ont fui leur pays pour des raisons d’insécurité, Benhabylès a affirmé que l’Algérie a réservé un accueil très chaleureux pour ces ressortissants. « Le C-RA s’est mobilisé pour prendre en charge ces ressortissants. Il faut savoir que 37% des actes médicaux effectués à l’Etablissement public hospitalier (EPH) de Tamanrasset ont été accordés à ces ressortissants. Sur le plan éducatif, les enfants des ressortissants africains peuvent rejoindre les bancs de l’école algérienne.