Près d’une dizaine d’années après la polémique suscitée autour du refus des pouvoirs publics d’autoriser la réalisation du projet d’implantation, à Tizi Ouzou, d’une usine de traitement de déchets ménagers devant être financé par une subvention du Pnud (programme des Nations unies pour le développement) et dont le pilotage devait être assuré, à l’époque, par l’APW d’obédience RCD, refait de nouveau surface.

Cette fois, la charge est venue du parti du Premier ministre, Ahmed Ouyahia. Le RND répond au conseil communal RCD de Mekla qui accuse de nouveau, dans une déclaration rendue publique, en date du 2 juillet 2018, Ahmed Ouyahia, en sa qualité de Premier ministre de l’époque, d’avoir bloqué le projet en question. On se souviendra d’ailleurs que les députés du RCD avaient même posé le problème au niveau de l’APN, poussant le Premier ministre d’alors, qui n’était autre qu’Ahmed Ouyahia, à répondre, à partir du perchoir de l’APN, aux récriminations des parlementaires du RCD, parti dirigé alors par Saïd Sadi. Celui-là même, et, sans le citer, que le RND accuse sans nuance, d’avoir eu des visées lucratives, et de chercher à tirer des avantages financiers, à travers la réalisation de cette usine sur des fonds que s’apprêtait à débloquer le Pnud. «Le commun des mortels sait que ce projet Pnud a été initié par un fonctionnaire onusien et non moins une personnalité politique nationale algérienne (Cherifi Mohand Amokrane, NDLR). Ce même fonctionnaire onusien a voulu s’associer avec une autre personnalité politique nationale algérienne dans la mise en œuvre de ce projet, et ce, aux fins de tirer les dividendes lucratifs et financiers. C’est bel et bien suite à une mésentente du partage des avantages financiers pouvant résulter de cette usine de traitement de déchets ménagers que le projet a été annulé », accuse le parti d’Ahmed Ouyahia, qui réfute l’idée que les pouvoirs publics soient à l’origine du blocage du projet comme clamé publiquement par le RCD. «Il semblerait que ce fonctionnaire onusien a considéré «très faible» le «pourcentage des bénéficies que lui a proposés son associé», assénera encore le RND, qui répondait ainsi à la déclaration du conseil communal du RCD de Mekla qui s’est fendu d’une autre déclaration, en date du 2 juillet 2018, fustigeant l’exécutif communal sortant dirigé par le RND de mauvaise gestion et d’être la cause de beaucoup de retard dans le développement de la commune.