L’EHS de psychiatrie Fernane Hanafi de Oued-Aissi, a abrité, les 5 et 6 février 2020, une formation sur l’autisme. «L’autisme, passons à la pratique !» est le thème de cette rencontre qui a été animée par les spécialistes de l’équipe du
Pr Tabti, chef de service de pédopsychiatrie au niveau de l’EHS Mahfoud Boucebci de Cheraga.

Le programme de ces journées de formations articulé autour de plusieurs thèmes de conférences a permis de dispenser au personnel médical intervenant auprès des enfants autistes ainsi qu’à leurs parents qui sont une partie intégrante de l’action thérapeutique des connaissances portant sur les méthodes et les approches multidisciplinaires dans le domaine de la prise en charge du spectre autistique. Le but étant de constituer une équipe pluridisciplinaire constituée de généralistes, de psychiatres, psychologues, orthophonistes… et de les mettre en synergie avec les parents d’enfants autistes qui sont considérés comme des agents importants dans la prise en charge du spectre autistique dont la prise en charge ne nécessite pas un traitement médical mais repose sur un programme psycho éducatif, selon le Dr Nedri, chef de service pédopsychiatrie de l’EHS Fernane Hanafi qui met l’accent sur un autre aspect non moins important de la problématique, à savoir la prévention, le diagnostic et la détection précoce de ce syndrome en agissant notamment sur les facteurs de risque (périnataux, ndlr). Pour ce praticien, « un autisme pris en charge à temps et en suivant un processus psychoéducatif strict est un facteur de réussite de l’intégration scolaire de l’enfant porteur d’autisme. C’est aussi, conclut-il, un moyen d’éviter les effets pervers de ce syndrome qui risque, en cas de non ou de mauvaise prise en charge, de devenir un handicap psychique (retard mental) pour l’enfant et un poids économique pour la société. » Il ajoutera que l’apport parental dans la prise en charge des enfants présentant des traits d’autisme est « primordial », car « les parents, une pièce maîtresse dans le traitement de l’autisme de leurs enfants, sont considérés comme des co-thérapeutes dans la prise en charge. » Il évaluera leur apport à « près de 80% du traitement » dispensé. Faisant remarquer, en outre, que «le nombre de cas d’autisme est en constante augmentation dans notre société «, il a indiqué qu’»une proportion de 40% des 5 800 dossiers d’enfants souffrant de troubles psychiques, toutes formes confondues, traités au niveau du service pédopsychiatrique de l’EHS, soit près de 2 000 cas, ont trait à l’autisme.