Réglementer l’activité de la chasse et instaurer une « éthique » de l’activité est l’objectif, à terme, de la première session d’un stage d’habilitation pour l’obtention du permis de chasse ouvert jeudi à Tizi Ouzou.

 

Initié par la Fédération de chasse de la wilaya, en collaboration avec la Conservation des forêts, cette formation intervient dans le cadre de la relance des activités cynégétiques et de la chasse et s’étalera sur trois jours. Cent cinquante participants ont pris part à cette première session qui sera sanctionnée par un examen prévu dans quinze jours. Cette formation est la première d’une série d’autres stages programmées pour les quatre examens annuels qui se tiendront tout au long de l’année prochaine. «L’objectif de cette formation est d’abord de vulgariser le cadre général et la notion même de l’activité de la chasse en vue d’arriver à instaurer une éthique pour une chasse de qualité qui permettra de réglementer cette activité et préserver la faune », souligne le président de la Fédération de la chasse de la wilaya qui s’exprimait en marge des travaux de la formation. A ce propos, indique Arezki Aider, « la lutte contre le braconnage, qui figure dans les statuts de toutes les associations de chasse, est également parmi les priorités inscrites au programme de la Fédération ». La wilaya de Tizi-Ouzou, souligne-t-il, « a enregistré ces dernières années une baisse de près de 70% en matière de faune à cause des feux de forêt et du braconnage ». La chasse au filet, très répandue ces dernières années, « est également interdite par la loi ». Et pour expliquer le danger de ces pratiques et l’importance de la sauvegarde de la faune, la Fédération, précise-t-il « a organisé 35 conférences de proximité depuis le début de l’année, à travers lesquelles il a été rappelé aux chasseurs l’importance de la sauvegarde de la faune ». A cet effet, et pour renforcer sa campagne, « une commission mixte, regroupant la Fédération des chasseurs, la Gendarmerie nationale et la Conservation des forêts, sera mise prochainement sur pied pour une meilleure prise en charge de cette exigence », assure-t-il. Autre préoccupation soulevée par le responsable des chasseurs est « la vente des munitions de chasse qui échappe à tout contrôle et alimente le marché noir ». A ce sujet, un appel est lancé aux autorités «pour étudier les possibilités de légaliser et réglementer ce commerce et ouvrir
des armureries», souligne-t-il, avant d’ajouter qu’ «actuellement, les cartouches sont cédées à 250 DA l’unité », un prix jugé «élevé». La Fédération de chasse de la wilaya de Tizi Ouzou, regroupe pas moins de 44 associations communales de wilaya et avoisine les 17 000 adhérents. (APS)