Les maires de Tizi Ouzou viennent de lancer officiellement leur coordination, lors d’une réunion tenue hier, au sein de l’hémicycle Rabah Aïssat de l’APW. Une quarantaine de
P/APC de diverses obédiences politiques (FLN, FFS, RND et RCD) ont pris part à la réunion durant laquelle les participants ont procédé à l’enrichissement du règlement intérieur et à la désignation d’un bureau de neuf membres desquels sera issu le coordinateur.
Cette structure qui a été initiée, au mois de juin dernier, suite au bouillonnement politique consécutif à l’irruption dans la rue du mouvement du 22 février, est perçue comme de concertations et de débat entre les maires qui ont jugé utile de créer un cadre qui servira d’interface avec l’administration face à laquelle ils doivent se constituer en force de proposition et de pression. Une exigence jugée utile et nécessaire compte tenu, estiment-on, de la trop forte tutelle exercée par l’administration qui empiète sur les prérogatives des élus du peuple.
La recherche des mécanismes pour promouvoir le développement local des communes, à travers notamment la recherche de l’amélioration des ressources financières de ces collectivités et le renforcement des liens de solidarité entre elles, à travers des projets communs dans le cadre de l’intercommunalité figure parmi les objectifs de la création de la coordination des maires.
La question des élections présidentielles du 12 décembre prochain a été au menu de la rencontre des maires qui s’inscrivent majoritairement dans le rejet du prochain rendez-vous électoral.
Les maires auront à adopter une position de principe (une déclaration à caractère politique est en cours d’élaboration, Ndlr) du fait qu’on n’ est plus dans la configuration du cadre légal régissant les élections antérieures à l’adoption récente de la nouvelle loi électorale, en vertu de laquelle les démembrements de l’Etat (wali, chef de daïra et P/APC) sont exclus de l’organisation des élections.
Une prérogative, désormais dévolue, à l’Autorité nationale indépendante des élections présidée par l’ex-ministre de la Justice, Mohamed Charfi. On se souvient, les élus de Tizi Ozou avaient annoncé leur refus d’organiser les élections avortées du 4 juillet dernier.
Certains ont même manifesté à Alger, en arborant leur écharpe.