Cinquante-sept villages ont été sélectionnés pour participer à la 7e édition du concours Rabah Aïssat du village le plus propre, qu’organise chaque année l’APW de Tizi Ouzou.
Le nombre de villages participant a chuté de plus de 50% par rapport à l’année passée, a déclaré le président de la commission santé, hygiène et protection de l’environnement au niveau de l’Assemblée populaire de wilaya de Tizi Ouzou, le Dr Sid Ali Youcef, dans un entretien diffusé, mercredi dernier, sur les ondes de Radio Tizi Ouzou.
Peu d’explications ont été données au sujet du recul de l’engouement suscité autour du concours parmi les villages par rapport aux éditions précédentes. Les associations de villages n’ont pas été des dizaines à faire acte de candidature à cette 7e édition du concours, obligeant la commission de l’APW, chargée des enquêtes et de la sélection, à repousser le dernier délai de dépôt des dossiers de participation à la deuxième quinzaine du mois de juillet dernier, alors que la date butoir était fixée initialement au 30 avril dernier. A la mi-avril, il n’y avait que quinze villages à avoir retiré les fiches de participation auprès de la commission santé, hygiène et protection de l’environnement au niveau de l’Assemblée populaire de wilaya de Tizi Ouzou qui a eu toutes les peines du monde à clôturer sa liste de participants, qui atteignait par le passé au moins une centaine. Pour ce qui est de la nouveauté de cette nouvelle édition, il a été décidé de renforcer la composante des membres de la commission d’évaluation, constituée des représentants de différentes directions de l’exécutif local. «Cette fois, nous avons décidé de mettre en valeur le patrimoine culturel dans les critères de sélection des villages les plus propres. Ce qui nous a poussés à solliciter la direction de la culture pour désigner son représentant pour prendre part à cette commission d’évaluation. Notre objectif est d’enrichir ce concours. Ainsi, et contrairement aux précédentes éditions qui ont vu la sélection de l’ensemble des villages candidats, il a été décidé de faire participer uniquement les cinq premiers lauréats du concours de 2018 et les villages ayant décroché de la 6e à la 10e place, lors de la sixième édition de 2018.
Ces derniers pourront participer cette année dans l’espoir de décrocher les premières places», a-t-il expliqué. Les organisateurs de ce concours prévoient aussi le lancement d’une compétition best-off de la propreté. Ce concours mettra en concurrence les villages lauréats des précédentes éditions, plus précisément de la 1re édition de ce concours, qui a eu lieu en 2006, jusqu’à la 5e qui a eu lieu en 2017 dans l’objectif de permettre à ces villages qui ont pu préserver la propreté de bénéficier d’une enveloppe financière. Ajouter à cela, une subvention de 25% du montant du prix accordé par les villages lauréats à l’APC, au lieu de 20% comme c’était, à titre de reconnaissance, destinée à la réalisation de projets liés à l’environnement. Le barème de notation quant à lui a changé avec la mise en place de nouveaux critères de jugement : la gestion des déchets avec 25 points, le tri sélectif 10 points, le compostage 10 points et la collecte des ordures a obtenu 5 points. Le barème pour la voie publique a perdu 5 points puisqu’il est passé de 25 à 20 points. Les places publiques sont à 15 points au lieu de 20 comme cela été lors des précédents concours. L’entretien est évalué à 10 points, et 5 points pour l’aménagement. Les lieux de culture et monuments ont bénéficié de 2 points de plus cette année pour atteindre 12 points au lieu de 10 points auparavant. Les prix qui seront attribués aux villages lauréats seront d’une valeur de 900 000 à 2 millions de dinars, selon le classement qui sera établi et annoncé par un huissier de justice, en octobre 2019, à l’occasion de l’anniversaire de la disparition de Rabah Aïssat. Rappelons que lors de la dernière édition de 2018, le village Azemmour Oumeriem avait remporté le premier prix, suivi par le village Aït Saïd dans la commune de Bouzeguene.