La nature juridique des assiettes foncières demeure «le principal écueil des programmes d’habitation» au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, a soutenu samedi le responsable de la commission urbanisme et logement de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), Saïd Farsi. Une situation, a-t-il observé dans une déclaration à l’APS, qui «engendre beaucoup de contraintes et pénalise, et les acquéreurs qui ne peuvent jouir pleinement de leurs biens, et la collectivité qui est privée de taxes qui constitueront un apport à sa trésorerie», soulignant «la nécessité d’assainir ce problème de foncier pour contribuer à résoudre le problème du logement». C’est le cas, a-t-il indiqué «des programmes AADL lancés à travers la wilaya, à l’instar de ceux de Azazga, Draâ El Mizan, Aghribs et au pôle d’excellence à Tizi Ouzou, qui demeurent sans régularisation de leur assiette foncière». D’autres projets totalisant près de 7 000 logements, à savoir celui des 1 500 à Draâ El Mizan, 2 300 à Bouzguène, 1 000 au niveau de la zone des dépôts à Tizi-Ouzou, 639 à Tamda et 150 à Draâ Ben Khedda, «sont affectés mais demeurent en souffrance et toujours pas lancés à cause de la même contrainte» a-t-il déploré. M. Farsi a fait remarquer dans le même sillage que c’est également pareil pour 05 zones d’habitations urbaines nouvelles (ZHUN) créées en 1983 et dont 04 d’entre elles demeurent sans régularisation à ce jour. Il s’agit des ZHUN de Draâa El Mizan, Aïn El Hammam, Fréha et Tigzirt. «Mis à part la ZHUN de Draâ Ben Khedda qui a été régularisée aucune d’entre elles ne l’a été à ce jour, ce qui n’est pas sans pénaliser les propriétaires et fait perdre aux collectivités concernées d’énormes taxes», a souligné M. Farsi, ajoutant que «même certains équipements publics s’y trouvant dans ces zones ne disposent pas de titre de propriété».
Celle de Aïn El Hammam, a-t-il souligné, «s’est compliqué davantage depuis, puisque à la faveur du découpage territorial de 1984, elle a été scindée en deux parties dont une à échu dans les limites de la communes Aït Yahia et l’autre dans celle d’Aït Agouacha». Une demande d’avis juridique a été adressée au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales (MICL) pour l’établissement d’un arrêté modificatif d’intégration, «seul moyen aujourd’hui d’assainir la situation de ces zones», a-t-il affirmé. n