Après les étudiants, qui sont sortis dans la rue mardi pour dire « non à l’élection présidentielle sans transition », c’est au tour de la corporation des travailleurs communaux d’investir la rue, hier. Répondant à l’appel du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap/CGATA) plusieurs travailleurs relevant des différents services communaux ont marché sous le même mot d’ordre du rejet catégorique du système en place et de l’élection présidentielle du 12 décembre prochain.
La marche des communaux entre dans le cadre des actions de protestation périodiques – deux jours de grève cyclique, les lundis et mercredis, et une marche tous les 15 jours, décidées lors d’une assemblée générale de la Fédération le 25 mai dernier par les travailleurs, marque le retour dans la rue des protestations corporatistes.
Constitués de plusieurs centaines de personnes, venues de plusieurs communes de la wilaya, les marcheurs ont arpenté le parcours habituel des marches qui va du campus universitaire de Hasnaoua, situé à la nouvelle-ville, jusqu’à l’ancienne gare, à la sortie ouest de la ville, en scandant des slogans hostiles au pouvoir, tout en clamant leur refus de l’organisation, dans les conditions actuelles, de l’élection présidentielle.
Des revendications corporatistes n’étaient pas absentes des préoccupations des marcheurs qui exigent l’amélioration de leurs conditions detravail, notamment la révision de la réglementation régissant les relations de travail, le statut particulier et autres exigences d’ordre salarial.
Les avocats aujourd’hui dans la rue
Aujourd’hui, ce sont les avocats qui organisent une grève suivie d’une marche. Les robes noires de la wilaya de Tizi Ouzou entendent, à travers leur double action de protestation, exprimer leur opposition à la désignation de membres de leur corporation à la commission des élections. « Le barreau de Tizi Ouzou, fidèle à la revendication du peuple algérien souverain, appelle à une grève générale dans toutes les juridictions relevant de la Cour de Tizi Ouzou, suivie d’une marche le jeudi 19 septembre 2019. Nous appelons nos chères consœurs et nos chers confrères à venir au rassemblement qui aura lieu à 10H au siège de la Cour, point de départ de la marche. Nous faisons partie de ce peuple qui aspire à un changement du système et, à ce titre, nous sommes plus que jamais mobilisés dans la Révolution du sourire pour une Algérie libre et démocratique. Baisser les bras dans le contexte actuel serait assimilé à non-assistance à un peuple en danger. Nous exigeons de l’Union nationale des barreaux l’exécution des résolutions de l’AG extraordinaire de Béjaïa du 6 juillet 2019 pour boycotter les audiences pénales à la rentrée sociale et d’être fidèles aux engagements pris au mois de mars passé », lit-on dans le communiqué de l’Ordre des avocats de Tizi Ouzou. <