De Tizi Ouzou, Sarah A. M.
La tension sur l’oxygène constatée au niveau des structures hospitalières de la wilaya de Tizi Ouzou, depuis l’irruption de la nouvelle vague pandémique due au variant Delta du coronavirus, persiste et semble s’installer dans la durée.
Au CHU de Tizi Ouzou ainsi que dans le reste des structures hospitalières de proximité, comme les EPH d’Azazga, Boghni, Aïn El Hammam, Larbaa Nath Irathene, Azeffoun ou Ouadhias, on frôle même la rupture de stock tant la demande reste très forte sur ce produit vital et nécessaire à la survie d’un nombre sans cesse croissant de malades mis sous assistance respiratoire.
S’exprimant sur les ondes de la radio Tizi Ouzou, un membre du Comité local de suivi de la pandémie estime à 68 000 litres les besoins de la wilaya en oxygène. Ce qui permettrait aux hôpitaux de faire face à la crise actuelle.
Mais on est loin du compte puisque les quantités, estimées à 17 000 litres et acheminées le weekend dernier par camions vers les hôpitaux, n’ont pas suffi à juguler une crise aussi aiguë qu’imprévisible et qui plonge dans la détresse les malades et leurs poches, dont beaucoup doivent se démener pour se procurer, souvent à prix fort, des concentrateurs et des obus d’oxygène.
Il faut dire que les structures hospitalières de la wilaya dédiées à la prise en charge de la Covid-19 sont au bord de la saturation.
Contactée hier, une source à l’APW de Tizi Ouzou au fait de la crise sanitaire, fait état de 802 malades hospitalisés au niveau de tous les hôpitaux de la wilaya. Treize patients jugés lourds, nécessitant une mise sous respiration artificielle (intubage) ont été transférés, hier, du CHU de Tizi Ouzou vers la structure ouverte spécialement aux malades de la Covid à l’EHS Cardiologie de Draa Ben Khedda. Une situation qui induit un surcroît de consommation d’oxygène et augmente la pression déjà grande sur les gestionnaires des hôpitaux et le personnel soignant dont beaucoup sont au bord de la rupture. <