Les membres de la coordination des quinze comités de village de la commune d’Illoula Oumalou, daïra de Bouzeguène, à une soixantaine de kilomètres à l’est de Tizi Ouzou, se sont rassemblés, mardi, devant le siège de la wilaya pour demander la révision du lieu d’implantation du nouvel hôpital de 60 lits inscrit à l’indicatif de la commune choisi récemment par la commission de wilaya au niveau du lieudit Moughlaouène, dans le village Aït Ikhlef.

Une décision qui a soulevé l’ire des habitants d’Illoula Oumalou qui estiment que ce lieu retenu ne sera bénéfique que pour cinq villages et non pour l’ensemble des villages que compte la commune. «Nous avons décidé de tenir ce rassemblement pour dénoncer le choix du terrain retenu pour l’implantation du nouveau CHU de 60 lits au niveau du village Aït Ikhlef. Il faut savoir que ce lieu ne convient pas, il est situé à 1 000 mètres d’attitude, le chemin est impraticable à la circulation, notamment durant la saison hivernale, est quand il y a des chutes de neige», a affirmé le représentant du comité de village, qui a préféré s’exprimer sous le sceau de l’anonymat. Par ailleurs, les protestataires ont exprimé leur mécontentement quant à la dégradation des conditions de vie à laquelle ils font face quotidiennement, notamment le non-raccordement de leur commune au gaz naturel dont les travaux sont à la traîne. «Les travaux de raccordement ont été lancés depuis deux ans et nos villages sont devenus des chantiers à ciel ouvert. Plusieurs entreprises ont abandonné leurs travaux faute de régularisation de leur situation financière. C’est pour cela que nous appelons la Direction commerciale du gaz et de l’électricité (Sonelgaz) de remédier à cette situation pour que ces entreprises puissent reprendre leurs travaux de raccordement», a-t-on appris. A souligner que les représentants de la coordination des comités de village de Illoula Oumalou ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : «Site de l’hôpital imposé suite au chantage» ou bien «Le gaz naturel jusqu’à quand ?». Et aussi «Le village de 800 martyrs marginalisé». Sur le plan sanitaire, les protestataires ont remis en cause le manque de personnel et de matériel adéquats à niveau de la polyclinique implantée la du chef-lieu de leur commune. «Cette infrastructure de santé est dépourvue de moyens de santé. Ce qui oblige les habitants à effectuer leurs soins au niveau de la polyclinique d’Azazga».
En dernier, ils ont dénoncé la dégradation du réseau routier qui demeure impraticable pour les automobilistes.