Lors d’une visite de travail, mercredi dernier dans la commune d’Azeffoun, située à 60 km au nord-est de Tizi Ouzou, le wali, Mohamed Bouderbali, a insisté sur la rentabilité des sites touristiques de cette ville balnéaire qui doivent contribuer favorablement au développement économique de la wilaya et aussi à l’absorption du chômage au niveau local.

Accompagné du directeur du tourisme et de l’artisanat, Rachid Gheddouchi, et des représentants de l’entreprise réalisatrice de la zone d’extension des sites touristiques (ZET) d’Azeffoun, l’ETRHB Haddad, le premier magistrat de la wilaya s’est rendu au niveau du projet touristique «Secret marin» au Petit-Paradis au centre-ville d’Azeffoun où il a écouté un exposé sur ce mégaprojet touristique. Selon le directeur technique de BERHTO, Lakrim Aït Ouahioune, la superficie totale de la ZET est estimée à 25 hectares dont 17 ont été récupérés à ce jour pour l’exploitation. Il a tenu à mettre au courant le wali qu’ils ont eu le permis de construction la semaine écoulée pour le lancement des travaux incessamment. «Les études géotechniques ont été engagées. Tandis que les études techniques et de génie civil sont en voie d’achèvement.» Il faut préciser que la superficie aménageable de 17 ha sera répartie en six lots, puisqu’il a été prévu la réalisation d’une cité résidentielle, de villas, de bungalows, chaque hôtel sera doté de 40 chambres, et un complexe touristique. A ce sujet, le wali a insisté sur l’importance de doter cette zone d’un centre de soins au service des estivants qui seront au niveau de cette ZET. «En premier lieu, nous allons commencer les travaux de viabilité et du réseau d’assainissement. Par la suite, et une fois que nous aurons le déclassement de ce site, nous allons entamer les travaux de réalisation», a précisé Aït Ouahioune. De son côté, le directeur local du tourisme a affirmé que la capacité d’hébergement est de 720 lits qui devront engendrer la création de 394 postes d’emploi directs. «Je dirais que contrairement à la ZET d’Aït Chafaâ, qui fait face aux oppositions, celle d’Azeffoun n’a aucun problème d’opposition d’exploitation des lots de terrain, puisqu’ils ont été récupérés en totalité», a-t-il rassuré.
Par ailleurs, le wali s’est rendu au niveau du projet d’hélistation portuaire qui est en cours de réalisation, où il a ordonné au directeur local de la pêche d’aller vers la vision d’exploitation de la façade maritime à des fins touristiques et économiques de la région. «Il faut absolument développer cette activité qui permet d’avoir des retombées sur les recettes des communes et qui crée de l’emploi. Il faut que la mer ait un rôle économique. Il faut qu’elle rapporte un plus pour le développement de la région. Sinon à quoi rime cette façade, seulement pour la baignade durant la saison estivale ? s’est-il interrogé. Selon les estimations du directeur local des ressources halieutiques, Belaïd Abdelhafidh, les capacités de production aquaculture sont de 1 000 tonnes par an au niveau local. Alors que l’objectif est d’atteindre une production annuelle de 10 000 tonnes d’ici 2019. Tout en affirmant qu’une quinzaine de fermes aquacoles sont prévues prochainement.
Précisons que le wali s’est rendu au niveau de la localité d’Akerrou où il a rencontré les représentants des comités des villes des localités qui n’ont pas encore bénéficié de raccordement au gaz naturel, Aït Chafaa, Akerrou et Zekri, au cours de laquelle il l’ont sollicité d’intervenir pour inscrire cette opération de raccordement de leur commune à cette énergie vitale. A cette occasion, Mohamed Bouderbali les a rassurés qu’une enveloppe de 2 milliards de DA ant été allouée pour la mise en place d’un réseau de distribution. «Nous sommes ici pour être à votre écoute. Nous vous assurons que vos communes seront raccordées incessamment à ce gaz. Il faut savoir que le taux de raccordement au niveau local a atteint 75% et notre objectif est de raccorder 240 000 foyers d’ici 2019», a-t-il dit.