Le marché de gros des fruits et légumes de la wilaya de Tizi-Ouzou, implanté au niveau de la RN12, sera réceptionné durant le premier trimestre 2018 au grand bonheur des commerçants et du consommateur de la région, a annoncé Ahcène Belhadji, chef de service organisation du marché et de l’information économique à la direction locale du commerce.

D’après lui, à l’heure actuelle, il reste quelques travaux dans le bitume et dans l’aménagement extérieur pour qu’il soit mis en service.

Après une attente de près d’une vingtaine d’années, le marché de gros, qui entre dans le cadre de l’investissement privé, est devenu une réalité pour les habitants de la capitale du Djurdjura. Belhadji a rassuré que cette infrastructure commerciale est dotée de toutes les commodités qui permettront d’exercer l’activité commerciale de manière légale. En plus des espaces communs, il y a 48 carreaux réservés aux mandataires et 200 espaces pour les saisonniers. Il y a des aires de stationnement, une balance, des infrastructures de services (fast-food, cafétéria, espaces d’hébergement). Tout en précisant qu’une fois ce marché mis en service, une extension portant la réalisation d’espaces de vente réservés aux grossistes en alimentation générale a été prévue dans les jours à venir. Le même interlocuteur est revenu en détail sur les prérogatives de ce projet faramineux mis en place à l’indicatif de la wilaya. «Ce marché permettra, en premier lieu, aux commerçants et aux mandataires de la région de travailler dans la traçabilité et d’avoir des informations réelles sur les quantités des fruits et légumes disponibles sur le marché local. En second lieu, ce genre de projet est bénéfique pour le consommateur puisqu’il limite la spéculation et anéantit la chaîne des intermédiaires qui dictent leur lois sur les prix des fruits et légumes», a-t-il dit. Autrement dit, ce marché permettra au producteur d’être en contact direct avec le commerçant, ce qui réduira la marge bénéficiaire qui se répercute sur les prix. D’après Belhadji, actuellement, les services de commerce sont incapables de recenser les quantités réelles en matière de fruits et légumes consommés au niveau local ou celles acheminées des autres wilayas pour satisfaire la demande locale. «Ce marché permettra de préserver le pouvoir d’achat du consommateur et de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles. Les prix seront fixés selon le paramètre de l’offre et de la demande du marché local.»

Neuf marchés couverts peinent à voir le jour
Sur le plan économique, M. Belhadji a indiqué que ce marché est une valeur ajoutée en matière d’emplois, de services et de fiscalité. «C’est un projet créateur d’emplois. Plus de 100 postes directs seront créés et des emplois indirects dans le transport. Il servira aussi à l’absorption de l’informel. D’ailleurs, je saisis cette même occasion pour lancer mon appel au profit des commerçants exerçant dans le marché de Tadmaït et de Tala Athmane de s’installer dans ce marché pour régulariser leur situation».
S’agissant de l’état des lieux de la mise en service des 9 marchés couverts du type Batimétal, le chef de service organisation de marché et de l’information économique au niveau de la direction du commerce a regretté que la mise en service de ces structures commerciales peine à voir le jour. «Nous avons constaté que ces infrastructures de proximité ne disposent pas de commodités adéquates pour l’activité commerciale, mais aussi elles sont implantées dans des sites non appropriés». Il a pointé du doigt les autorités locales qui n’affichent pas une réelle volonté de réceptionner ces marchés au bénéfice de leurs concitoyens. «Nous craignons que ces marchés soient à l’abandon et réorientés vers d’autres vocations», a-t-il mis en garde.