Le financement des projets déposés en 2017 auprès de l’antenne de Tizi-Ouzou de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (ANSEJ) a été totalement assuré par le recouvrement des crédits, a affirmé à l’APS le directeur local de cet organisme.

«Depuis le premier janvier 2017 et jusqu’au 20 décembre courant, un total de 2015 projets créateurs de 595 emplois directs ont été financé à 100% avec le produit du recouvrement des crédits accordés aux jeunes promoteurs concernés par ce dispositif, sans avoir à recourir au budget de l’Etat», s’est félicité M. Riadh Khouas. «Cela signifie que Tizi-Ouzou est arrivé à s’autofinancer dans ce domaine», a-t-il relevé. S’agissant du taux de recouvrement à l’échelle de wilaya des crédits octroyés aux créateurs de micro-entreprises via le dispositif ANSEJ, le responsable a indiqué qu’il est de l’ordre de 67%. Quant aux promoteurs qui sont en difficultés pour le remboursement de leurs crédits auprès des banques, «ils représentent 6% de l’ensemble des entrepreneurs qui ont bénéficié d’un financement depuis le lancement de ce dispositif d’aide à la création d’emplois». Concernant les entreprises en difficulté, le directeur local de la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC), Ould Ali Hakim, a déclaré que le nombre des dossiers indemnisés par le Fond de garantie, depuis le lancement de ce dispositif en 2004 à ce jour, est de 127 sur un total de 9.246 projets financés, ce qui donne un taux de mortalité de 1,37%. Les directeurs de la CNAC et de l’ANSEJ ont souligné que les jeunes entrepreneurs qui sont en difficulté font l’objet d’un accompagnement par ces deux organismes dans le but de trouver des solutions aux contraintes qu’ils rencontrent et les aider ainsi à redynamiser leurs activités. La difficulté n’est pas une fatalité pour l’entreprise. Un accompagnement et des outils sont mis à la disposition de ces investisseurs en plus du rééchelonnement de leurs dettes et de l’effacement des pénalités de retard décidé par le gouvernement en leur faveur, a-t-on rappelé. «Ce qui nous intéresse c’est le maintien de ces entités économiques», ont souligné les deux responsables. Le directeur local de l’emploi, Aouici Mustapha a observé, pour sa part, que dans le cadre de l’attribution préférentielle de 20 % de la commande publique aux entreprises créées dans le cadre des dispositifs CNAC et ANSEJ, un plan de charge de 596 millions de DA (dont 520 millions de DA pour entreprises créées par l’ANSEJ et 77 millions de DA pour celles créées par la CNAC) a été confié à ce type d’entités économiques de 2013 au 30 septembre 2017. «Nous continuerons à sensibiliser les ordonnateurs des entreprises pour confier le maximum de marchés aux jeunes promoteurs, qui ont créé leurs entreprises via les dispositifs ANSEJ et CNAC», a rassuré M. Aouici.