Le village Imaloussène, relevant de la commune de Timizart, à 25 kilomètres au nord de Tizi-Ouzou, abritera la 6e édition de la Fête du lait le 2 mai prochain. Organisée par le comité de village Imaloussène sous le haut patronage de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Tizi Ouzou,

cette manifestation à caractère culturel et économique verra la participation d’une centaine d’éleveurs de la localité ainsi que d’autres acteurs du monde agricole, notamment ceux activant dans la filière lait, venus des autres régions, a-t-on appris des organisateurs. Lancée en 2013 par le comité de village Imaloussene, la Fête du lait, appelée communément en kabyle « Tamaghra Ouyefki », est devenue au fil des années un évènement incontournable pour les éleveurs, mais aussi pour les visiteurs qui se rendent massivement dans les stands des éleveurs-exposants en quête d’un aperçu sur l’état des lieux de la filière laitière au niveau de la région. Il faut dire que cette fête est un événement qui revêt une importance particulière puisqu’il constitue un espace économique mettant la lumière sur une filière névralgique pour l’agriculture et l’industrie nationale. En plus de cet aspect économique, la Fête du lait d’Imaloussene revêt un cachet culturel et social, en rappelant l’attachement des villageois à la terre et au travail manuel, mais aussi elle valorise les métiers d’élevage et des activités maraîchères.
A souligner que cette manifestation regroupera des exposants activant dans la filière lait et le secteur de l’agriculture, dont des laiteries, des fromageries, matériels agricoles et divers produits d’entretien et sanitaires. Au-delà de son aspect festif, cette fête sera une occasion de consolidation des liens fraternels, amicaux et la réaffirmation des valeurs de solidarité, d’entraide, de partage et d’échange entre les éleveurs de la commune de Timizart, connue pour son leadership national en matière d’élevage, mais aussi de toute la wilaya de Tizi-Ouzou qui font face à d’énormes problèmes, notamment la cherté des produits d’aliments, mais aussi le suivi sanitaire de leur cheptel bovin. Des lacunes, qui poussent les éleveurs à quitter leur activité. Se référant aux chiffres de la Direction des services agricoles (DSA) qui ont fait état d’une baisse sensible du nombre d’éleveurs et producteurs de lait à travers la wilaya, qui est passé de 5 000 en 2016 à seulement 3 500 pour l’année 2017, tout comme d’ailleurs pour celui de vaches laitières qui est passé de 56 000 en 2016 à 40 000 en 2017. A préciser que le choix de la tenue de cette fête au niveau d’Imaloussène n’est pas fortuit puisque ce village, pour rappel, est classé depuis 2008, premier producteur de lait cru au niveau national et un levier économique et de création d’emplois pour une population constituée majoritairement de jeunes.
Selon les dernières statistiques de la DSA, ce village dispose de 700 hectares de superficie agricole utile, 150 ha de superficie fourragère et 149 éleveurs livreurs de lait cru, 18 collecteurs de lait et 2 centres de collecte. Le cheptel ovin et caprin est constitué de 745 vaches laitières et 55 chèvres. Avec une production laitière bovine moyenne de 4 millions de litres par an et caprine de 18 975 litres/an.