Les étudiants de la Faculté des sciences humaines et sociales de l’université de Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou sont en grève illimitée depuis plus de 15 jours pour exprimer leur mécontentement quant au comportement « malsain et méprisable» d’une enseignante à l’égard des étudiants du département d’histoire-géographie.
Ils demandent le départ de cette enseignante qui, d’après eux, « piétine le règlement intérieur de l’université algérienne, notamment celui relatif au respect mutuel entre l’enseignant et les étudiants ». Ils interpellent le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar pour intervenir et mettre fin à ce mouvement de protestation avant qu’il ne soit radicalisé. En effet, et en guise de solidarité avec les étudiants du département d’histoire qui sont « méprisés » par une enseignante, les étudiants de la faculté des sciences humaines et sociale du campus U de Tamda ont procédé à la fermeture de leur faculté pour dénoncer haut et fort le comportement de cette enseignante qui « traite de tous les noms les étudiants d’histoire ». « Nous n’accepterons jamais que l’enseignante manque de respect aux étudiants. Il faut qu’il y ait un respect mutuel entre l’étudiant et son enseignant », lâche un étudiant en deuxième année master en histoire. D’après les protestataires, ce professeur sous-estime le niveau des étudiants en leur disant que leur niveau est très faible. « Nous refusons ce genre de comportement d’orgueil et de maltraitance », ont-ils dit. A préciser que les étudiants ont entamé leur mouvement de grève illimitée depuis le 26 janvier sans aucune réaction des responsables de leur université qui ont préféré faire la sourde oreille pour remédier à cette situation. « Nous avons sollicité le doyen de la faculté et le recteur de l’Ummto qui nous ont exprimé leur incapacité à intervenir dans ce problème ». Les protestataires ont brandi des slogans réclamant le départ de cette enseignante pour reprendre les bancs de leur faculté. Dans le cas contraire, ils menacent d’adresser une lettre ouverte au premier responsable du secteur de l’enseignement supérieur pour le mettre au courant du comportement « méprisable et odieux » de cette enseignante.n