«Le SNPSP, bureau local de Larbaâ Nath Irathen, lance un préavis de grève de huit jours à compter du 8 avril. L’arrêt de travail collectif à caractère cyclique de deux jours par semaine pendant les deux premières semaines, les 16 et 17 avril et les 23 et 24 avril 2018, intervient suite au conflit qui oppose le syndicat des praticiens au directeur de l’établissement hospitalier, dont la section du SNPSP exige le départ.

Le responsable est accusé d’être à l’origine de tous les maux et problèmes que connaît cet hôpital. D’autres exigences sont aussi mises en avant, notamment «l’assainissement de la situation socioprofessionnelle des praticiens, l’affectation de l’actuel surveillant général vers son poste d’origine (secrétaire médical) et l’attribution de postes de DSS conformément au décret 07-140 et au statut des établissements de santé», lit-on sur le document portant préavis de grève du SNPSP. Ce dernier menace de mettre à exécution son appel à une grève ouverte, votée à la majorité écrasante de l’AG des praticiens, le 29 avril prochain, au cas où ses revendications ne sont pas prises en charge.
Visiblement sous pression, la direction devra faire face à un autre conflit syndical. La section locale du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) vient, à travers une déclaration rendue publique à la fin de la semaine dernière, dénoncer «la situation d’hécatombe que traverse l’EPH».
Le SAP dénonce «l’entêtement de la direction à continuer dans son œuvre macabre qui fait du malade la première victime. (…) Depuis quatre années, le SAP n’a pas cessé d’alerter et d’attirer l’attention des responsables et lance un ultime appel de détresse à la tutelle et aux pouvoirs publics pour intervenir afin d’assainir la situation déjà déplorable de l’établissement de Larbaâ N’ath Irathen».
S’il n’appelle pas au départ du directeur, le SAP affiche sa détermination à radicaliser sa position, s’il le faut «pour l’aboutissement total de ses revendications et appelle les paramédicaux à plus de vigilance, d’union et de solidarité devant toute éventualité».