En grève illimitée depuis le début de la semaine, les travailleurs de l’Institut national d’hôtellerie et de tourisme ont repris le travail dans la journée d’hier, mercredi. La décision de mettre fin au mouvement de protestation a été prise par la section syndicale UGTA de l’institut et ce, suite à la venue d’une délégation dépêchée par le ministère de tutelle. 

Cette dernière était là pour désamorcer le conflit et la rupture du dialogue entre la direction de l’institut et les travailleurs qui sont entrés en grève pour faire aboutir une plateforme de revendications socioprofessionnelles. A la tête de celles-ci, l’exigence du libre exercice syndical et l’instauration du dialogue avec le partenaire social et le bénéfice. La désignation d’une commission ministérielle pour enquêter sur la destination des sommes d’argent provenant des opérations hors budget, estimant que la part destinée aux employés en guise de primes a été détournée. D’où leur exigence de mettre de «la transparence» et de «l’équité dans la répartition de ces sommes».
«L’amélioration des conditions de travail au sein de l’institut, l’entrave à l’action syndicale, la fin à l’arbitraire, au harcèlement et aux sanctions inutiles infligées par le responsable du personnel par intérim à l’endroit de certains de nos collègues», figurent parmi les préoccupations soulevées par la section syndicale dans la plateforme de revendications qui ont été discutées avec la direction en présence de la délégation du ministère du Tourisme et de l’Artisanat représentée par Rachid Chelloufi, inspecteur général, et Mme Moumène, directrice de la formation et de la valorisation de ressources humaines. « Des engagements ont été pris par la délégation ministérielle » pour la prise en charge de toutes les revendications. Pour autant, la syndicalistes n’entendent pas donner un blanc-seing à l’administration puisqu’« il a été décidé de geler la grève jusqu’à la signature du procès-verbal de la réunion par les représentants du ministère et de voir l’aboutissement de la plateforme de revendications des travailleurs ».