Un hommage aux victimes du Printemps noir a été organisé, hier, dans la ville d’Azazga, à une vingtaine de kilomètres de Tizi Ouzou.  La commémoration, qui a été initiée par des victimes (blessées), des anciens  délégués du Printemps

noir et le comité de village d’Azazga avait été marquée, mardi 20 avril 2010, par un rassemblement sur la place mitoyenne où plusieurs jeunes manifestants avaient été touchés  par balle dont six ont trouvé la mort. Le choix de la date coïncide avec la journée du 27 avril 2001, où le jeune Kamel Irchene fut mortellement  touché par plusieurs balles au thorax, lors d’une  manifestation violemment réprimée par les éléments de la gendarmerie. Sur le mur d’un café de la ville, le jeune Kamel Irchane écrira  le mot « Liberté » avec son sang. Un tag qui fait encore le buzz sur la toile et les réseaux sociaux. Des photos retraçant les événements de 2001, des banderoles reprenant les  slogans du Printemps noir ont été exposés sur le site situé à l’entrée ouest de la ville.  Des blessés, des parents de victimes  du Printemps noir ainsi que de nombreux citoyens ont  marqué de leur présence cet événement commémoratif durant lequel d’aucuns ont réitéré la revendication du jugement des auteurs et des commanditaires de la mort par balle de jeunes manifestants.
H. A. M