Le RCD dénonce la séquestration d’une délégation d’élus et de militants du parti à Draâ El Mizan. Un acte commandité, accuse le parti de Mohcine Bellabas, par deux élus du FFS, un député et le P/APC de ladite ville chef-lieu de daïra, à une quarantaine de kilomètres  au sud de la wilaya de Tizi Ouzou.

Voilà les faits tels que rapportés dans la déclaration du bureau régional du RCD, rendue publique, le 5 avril dernier. « Dans la soirée du jeudi 29 mars, un escadron d’une cinquantaine d’énergumènes, la plupart en état d’ébriété, emmené par le P/APC FFS de Draâ El Mizan, Issoulah Abdelghani, et le député du même parti, Mansouri Ahcène, a séquestré une délégation d’élus et de militants du RCD venue s’enquérir de la situation de notre élue à l’APC, victime, depuis plusieurs jours, de harcèlement et d’intimidations de la part du P/APC pour la contraindre à voter en faveur de l’exécutif choisi par le P/APC. La délégation constituée de 2 élus à l’APW, dont une jeune femme, et de 5 militants, dont un avocat, n’a dû son salut qu’à l’intervention de la police alertée par un groupe de militants du RCD de la localité. Réfugiés au commissariat, ils seront encerclés plusieurs heures durant par le gang en question.
Il y a lieu de signaler que malgré l’acte gravissime dont ils ont été témoins, les agents de police de permanence refusèrent d’enregistrer la plainte suggérant aux victimes de saisir le procureur de la République. Ce n’est qu’après une longue insistance et le refus catégorique des élus de quitter le commissariat que les policiers acceptèrent d’enregistrer une plainte contre Issoulah Abdelghani, P/APC de Draâ El Mizan. Les victimes quitteront le commissariat vers 3H du matin exigeant une escorte policière qui leur a été accordée jusqu’à la limite territoriale avec la commune d’Aïn Zaouia. Le RCD dénonce avec force cet acte maffieux et ses commanditaires, le P/APC voyou et le député gangster.
Comme il condamne avec la plus grande vigueur le comportement des agents de police dont le refus d’enregistrer une simple plainte « nous autorise à nous interroger sur leurs accointances avec le milieu de la pègre locale ».