Le chanteur Oukil Amar, est décédé, dimanche soir chez lui au village Touchez, dans la commune de Bounouh (Tizi-Ouzou), à l’âge de 89 ans, a annoncé, la direction locale de la culture et des arts sur sa page officielle sur les réseaux sociaux.
L’artiste connaîtra le succès dès son premier 45 tours enregistré en 1959 en France, avec la célèbre «chmin di fir vou ourfane», un tube transgénérationnel, qui sera suivi par d’autres tubes qui l’avaient propulsé aux devant de la scène artistique kabyle, à l’instar de «Aman Ouzaghar», «El Ward aleqaq», «lamba yetsraqriqen», «A Taleb Yeghran» et tant d’autres.
La Révolution, l’indépendance, l’emblème national et la patrie sont des thèmes introduits subtilement dans ses chansons et notamment dans «chmin di fir vou ourfane», pleine de métaphores, dans un contexte de guerre marqué par la censure.
Victime d’un AVC, en 2012, il était devenu aphone, ce qui l’a beaucoup fragilisé. Oukil Amar a été inhumé hier dans son village natal Ath Telha (Bounouh), a annoncé la direction locale de la culture.