Des travailleurs de l’Entreprise de travaux routiers, hydraulique et bâtiment (ETRHB) de l’homme d’affaires emprisonné Ali Haddad, ont organisé hier un rassemblement devant la wilaya de Tizi Ouzou pour réclamer «la régularisation» de leur situation, a-t-on constaté.

«Nous sommes sans salaires et sans aucune information ni assurance sur notre devenir et celui de l’entreprise depuis le mois de juillet dernier» a indiqué à l’APS, Zedek Dahmane, un des représentants des travailleurs. Les travailleurs du groupe réclament le payement de leurs 8 mois de salaires et d’être fixés sur le devenir de leur entreprise, notamment, après la nomination d’un administrateur en août dernier par les pouvoirs publics. Les travailleurs de ce groupe ont soulevé les différentes difficultés auxquelles ils font face, notamment après la résiliation de plusieurs contrats, et demandé l’intervention des pouvoirs publics pour sa sauvegarde. Reçus par le chef de cabinet du wali, ce dernier les a rassurés quant à la prise en charge de leur situation par les autorités locales en les informant des correspondances adressées par le wali, Mahmoud Djamaâ au Premier ministère, au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales ainsi qu’à l’administrateur du groupe. Ce dernier, dans une réponse adressée à la wilaya, a indiqué que la régularisation de la situation de ces travailleurs interviendrait dans le cadre de «la régularisation de la situation du groupe dans son ensemble». Quelque 530 personnes, dont la plupart sont des responsables de familles, sont employées par le groupe ETRHB à travers 4 bases de vie, une unité de fabrication de bois et d’aluminium et une centrale à béton au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou, a fait savoir M. Zdek.