Des travailleurs de l’Entreprise de travaux routiers, hydrauliques et bâtiments (ETRHB) de l’homme d’affaires Ali Haddad, emprisonné pour des affaires de corruption, ont manifesté, lundi à Tizi-Ouzou, pour réclamer «la régularisation» de leur situation, a-t-on constaté. Lors d’une marche organisée du siège local de l’entreprise à la sortie Est de la ville, suivi d’un rassemblement devant la cour de justice, les travailleurs ont demandé le payement de 10 mois de salaires. Les travailleurs interpellent également les pouvoirs publics pour intervenir afin de sauver le groupe, soulevant dans ce cadre les difficultés auxquelles ils font face, notamment, la résiliation de plusieurs contrats, et ce, malgré la nomination d’un administrateur en août 2020. Ce dernier avait indiqué que la régularisation de la situation de ces travailleurs interviendrait dans le cadre de «la régularisation de la situation du groupe dans son ensemble». Quelque 530 personnes sont employées par le groupe ETRHB à Tizi-Ouzou à travers 4 bases de vie, une unité de fabrication de bois et d’aluminium et une centrale à béton.(APS)