Les présidents d’Assemblées populaires communales (P/APC) de la wilaya de Tizi Ouzou, regroupés au sein de la coordination du même nom, ont décidé de « surseoir » aux séances d’arbitrage relatives aux plans communaux de développement pour l’année 2020.

C’est ce qui est indiqué dans une déclaration de ladite association, rendue publique, avant-hier, lundi, à l’issue de la réunion tenue à l’hémicycle de l’APW, Rabah Aissat par les édiles communaux engagés dans cette structure créée pour accompagner les actions du mouvement de contestation du 22 février. Les signataires du document protestent contre la faiblesse des enveloppes allouées aux communes par l’Etat dans le cadre des plans communaux de développement (PCD.) « La coordination des présidents des APC de la wilaya de Tizi-Ouzou décide à l’unanimité de surseoir aux séances d’arbitrage de la wilaya relatives aux PCD 2020 », indique le document des présidents d’APC qui avaient observé, mardi dernier, un rassemblement pour réclamer « la révision du montant alloué aux communes pour l’exercice 2020 dans le cadre des Plans communaux de développement (PCD) qui s’élève à 15 millions de DA pour chaque commune », somme jugée « insuffisante » par ces édiles. Jeudi dernier, le secrétaire général de la wilaya, Azeddine Tibourtine, a réagi aux déclarations des P/APC. L’occasion était donnée au représentant de l’Etat de faire le point sur les subventions accordées aux communes et non consommées. Un constat que rejette la coordination des P/APAC. « Mettre le faible taux de consommation de l’argent public alloué à notre wilaya sur le dos des communes est un raccourci très simpliste », considèrent les maires. Sûr de lui, le SG de la wilaya, M. Tibourtine, avait indiqué jeudi passé, à l’occasion de la célébration de la Journée nationale de la commune, que plus de 4,7 milliards de DA de subventions accordées aux communes au titre des Plans communaux de développement (PCD) cumulées depuis 2010 n’ont pas été encore consommées, situant le taux de consommation entre 15 et 20%. S’en tenant à leur position, les élus ont pris la décision de ne pas assister à la réunion d’arbitrage, présidée par le secrétaire général de la wilaya, qui se tient traditionnellement durant le mois de janvier de chaque année pour débattre et discuter de la répartition des budgets aux communes. Pour l’heure, les services de la wilaya n’ont communiqué aucune date quant à la tenue de cette réunion. n