Présidée par le wali Mohamed Djemaâ, les réunions d’arbitrage pour la répartition des projets de développement alloués par l’Etat aux communes ont débuté, dimanche, en présence du directeur de la programmation et du suivi budgétaire, les chefs de daïra et l’ensemble des présidents d’APC. Ces rencontres, qui se poursuivront tout au long de la semaine, permettront d’engager un débat sur la répartition de l’enveloppe financière allouée à la wilaya au titre des plans communaux de développement (PCD) de l’année 2020, dont la somme s’élève à 15 millions de dinars. La séance d’hier matin a été consacrée aux cinq communes de la daïra d’Azazga, alors que deux séances de l’après-midi de la même journée ont été réservées pour les communes des daïras d’Ath Yenni et Tizi Ouzou. Aujourd’hui, lundi, c’est au tour des communes relevant des daïras de Tizi Rached, Maâtkas et Tigzirt d’être examinées. Rappelons que le volume des PCD et leur répartition ont suscité une vive polémique, il y a deux mois, entre l’administration de wilaya et l’association des P/APC de la wilaya. Dans leur réponse au secrétaire général d’alors, Azedine Tibourtine, promu depuis, au poste de wali, et qui avait relevé la faiblesse du taux de consommation par les APC des crédits PCD déjà alloués aux communes, les P/APC regroupés dans la structure appelée coordination des P/APC de la wilaya de Tizi Ouzou, créée dans le sillage du mouvement du 22 février, ont réfuté le constat établi par le représentant de l’administration. «Mettre le faible taux de consommation de l’argent public alloué à notre wilaya sur le dos des communes est un raccourci très simpliste», avaient répliqué les P/APC qui avaient pris la décision de boycotter la réunion d’arbitrage, présidée à l’époque par le secrétaire général de la wilaya. De fait, ces réunions, qui se tiennent traditionnellement durant le mois de janvier de chaque année, pour engager un débat sur la répartition des budgets aux communes, ont été déférées, sine die, pour se tenir finalement depuis hier. On se souvient aussi, que ces élus avaient tenu des réunions et même des journées de protestation pour réclamer «la révision du montant alloué aux communes pour l’exercice 2020 dans le cadre des plans communaux de développement (PCD) qui s’élève, présentement, à 15 millions de DA pour chaque commune». Une somme que ces édiles communaux jugent «insuffisante». Lors d’une réunion pour faire le point sur les subventions accordées aux communes, l’ex-secrétaire général de la wilaya Azedine Tibourtine avait pointé du doigt la responsabilité des APC qui se sont distinguées, selon ses propos, par un faible taux de consommation des subventions qui leur ont été allouées par l’Etat. «Plus de 4,7 milliards de DA de subventions accordées aux communes au titre des plans communaux de développement (PCD) cumulées depuis 2010 n’ont pas été encore consommés, situant le taux de consommation entre 15 et 20%», constatera le secrétaire général de la wilaya. <